Le Député d'Arcis
Edition originale du Député d’Arcis de Balzac.
« Cette œuvre du grand romancier offre de telles qualités qu’elle peut être considérée comme une de ses meilleures œuvres » (Dictionnaire des Œuvres).
Bel exemplaire à toutes marges, aux couvertures et dos conservés, finement relié.
4 volumes in-8 de : I/ (2) ff., 328 pp. ; II/ (2) ff., 327 pp. ; III/ (2) ff., 320 pp. ; IV/ (2) ff., 298 pp.
Demi-veau rouge, dos à nerfs ornés de motifs à froid et dorés et de filets dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, exemplaire non rogné, couvertures et dos conservés, déchirure marginale réparée à 1 f. sans manque. Reliure de Laurenchet.
220 X 139 mm.
Balzac, Honoré de. Le député d’Arcis.
Paris, L. de Potter, s.d. [1854].
Edition originale de ce roman de Balzac non reproduit dans l’édition collective Furne et Houssiaux.
Carteret, I, 85-86 ; 68, Clouzot, 26 ; Vicaire, I, 230.
Dans la petite ville d’Arcis-sur-Aube, en 1839, le jeune avocat Simon Giguet, s’appuyant sur le bon renom de son vieux père, ex-colonel de l’Empereur décide de poser sa candidature aux prochaines élections. Cette circonscription a été jusqu’alors représentée par un financier, le vieux Keller, gendre du comte de Gondreville : il a été fait pair et voudrait faire élire son filleul, officier en Afrique. L’avocat Giguet a pour ennemis les représentants du gouvernement, en particulier le sous-préfet Goulard, le juge Martener, le procureur du roi Marest et Olivier Vinet, son substitut ; les trois premiers ont encore contre lui un autre motif de rivalité. La plus riche héritière de la ville est en effet la belle Cécile Beauvisage, fille du maire, sur laquelle se sont concentrées toutes les ambitions de sa mère ; elle rêve, pour Cécile, d’une haute situation sociale à Paris. Tout ce petit monde est mis en ébullition par l’arrivée d’un étranger, homme très élégant d’un âge moyen, dont la conduite est très mystérieuse ; il s’agit de Maxime de Trailles, qui a déjà paru dans d’autres œuvres de Balzac comme le « prince des débauchés » de Paris. Arrivé à quarante-huit ans, il est maintenant décidé à devenir sage et à « se ranger » : il a pour cela accepté de son ami Rastignac la tâche difficile de se porter comme candidat ministériel à Arcis.
L’action du roman se situe dans le même cadre que celui d’Une ténébreuse affaire dont on retrouve les personnages sous les traits de leurs descendants : Giguet, Goulard, Michu, Violette, les Cinq-Cygne, Simeuse, Chargebœuf, Gondreville. Les luttes de pouvoir sont tout aussi féroces dans cette petite ville de province où deux partis s’affrontent, chacun des deux étant prêt à tout pour obtenir son statut de député. Cet ouvrage s’inscrit dans la continuité de La Comédie humaine, puisqu’on y retrouve Eugène de Rastignac, lui-même député élu pour la deuxième fois, Maxime de Trailles, le baron de Nucingen, la marquise d’Espard.
« Cette œuvre du grand romancier offre de telles qualités qu’elle peut être considérée comme une de ses meilleures œuvres. Le tableau de mœurs y apparaît dépouillé de ces apocalyptiques digressions qui alourdissent souvent les romans du Balzac de la première manière ; la psychologie des personnages qui se retrouve plus ou moins dans les habituels violent clairs obscurs d’inspiration romantique conserve avec son habituelle minutie une puissante sobriété de lignes » (Dictionnaire des Œuvres).
Bel exemplaire aux couvertures et dos conservés, finement relié.
