Un Grand Homme de Province à Paris
Édition originale de la seconde partie des Illusions perdues ce grand roman de Balzac, « sans doute l’un des meilleur qu’il ait écrit » (Dictionnaire des Œuvres).
Très bel exemplaire conservé dans sa séduisante reliure du temps.
2 tomes en 2 volumes in-8 de : I/ 354 pp., (1) f. ; II/ 354 pp., (1) f.
Demi-cuir de Russie fauve à coins, dos lisses ornés de filets dorés et fleurons à froid, tranches mouchetées. Reliure de l’époque.
202 x 125 mm.
Balzac, Honoré de. Un grand homme de province à Paris. Scènes de la Vie de Province.
Paris, Hippolyte Souverain, 1839.
Edition originale.
Carteret, I, 74 ; Vicaire, I, 212 ; Rahir, Bibliothèque, 305.
La préface souligne l’intention de Balzac : « Le départ de l’auteur, son séjour à Paris sont en quelque sorte les deux premières journées d’une trilogie que complètera le retour en province ».
Balzac travailla longtemps, de 1835 à 1843, aux Illusions perdues, l’un de ses plus grands romans.
Dans cet ensemble composé de 3 récits et dédié à Victor Hugo, Balzac se livre à une sévère satire de la presse.
Ce second volet des Illusions perdues, l’un des meilleurs romans de Balzac, est consacré aux premières expériences de Lucien dans la capitale alors qu’il cherche, en vain, à faire éditer un de ses romans.
« Ce roman est sans doute un des meilleurs que Balzac ait écrit. Un très grand nombre de personnages de la « Comédie humaine » s’y retrouvent et on voit se tisser entre eux de nouveaux liens. Balzac mène avec une maitrise stupéfiante tout ce monde et dénoue les aventures multiples de chacun, sans perdre de vue la trame de son œuvre et l’intrigue principale ; il accumule, sans lasser le lecteur, les péripéties et les coups de théâtre » (Dictionnaire des Œuvres, III, 674).
« Ce livre empêchât-il seulement un jeune poète, vivant au fond de la province, au milieu d’une famille aimée, de venir augmenter le nombre de damnés de l’enfer parisien qui se battent à coups d’encrier et s’arrachent la fourche pour faner à l’envi, l’un de l’autre les fleurs les plus délicates, ce livre aurait fait une bonne action » (Préface).
Bel exemplaire conservé dans sa séduisante reliure de l’époque.
Provenance : ex-libris orné de la devise Aut mors aut vita decora, ex-libris orné de la devise optimum sperare. La devise « Aut mors aut vita decora » (« Plutôt la mort qu’une vie sans honneur »), souvent associée à l’image du sanglier, est celle de la famille Manessier, originaire de la Somme.
