Au 125 du boulevard Saint-Germain

Péret, Benjamin
Paris, s. n., 1923.
Prix : 11 000 €

Édition originale, tirage limité à 181 exemplaires.

Un des 20 exemplaires sur Hollande Van Gelder Zonen (n°20).

Pointe-sèche originale de Max Ernst sur Chine et trois dessins de l'auteur.

Surprenante cascade d'envois autographes signés sur les deux premiers feuillets de garde.

In-12 de (1) f. bl, 30 ff., demi-maroquin fauvé à bandes, exemplaire non rogné, tête dorée, couverture et dos conservés. G. Gauché.

155 x 113 mm.

Péret, Benjamin. Au 125 boulevard Saint-Germain, conte avec une pointe-sèche de Maw Ernst et trois dessins de l’auteur.
Paris, s. n., 1923.

Édition originale.

Tirage limité à 181 exemplaires.

Un des 20 exemplaires sur Hollande Van Gelder Zonen (n°20).

Pointe-sèche originale de Max Ernst en frontispice, tirée sur papier de Chine contrecollé.
Il s’agit du tout premier livre comportant une gravure originale de Max Ernst.

L’illustration comprend en outre trois dessins de l'auteur reproduits à pleine page.
Surprenante cascade d'envois autographes signés sur les deux premiers feuillets de garde.

De l'inconstance des amitiés surréalistes.
Membre fondateur du Surréalisme, Benjamin Péret (1899-1959) est celui qui n'en a jamais trahi l'esprit, ce dont témoigne la succession d'envois. Le premier s'adresse à Jacques Prévert auquel Péret était très lié au temps du 54 rue du Château. Prévert rompit avec Breton en 1929 après la publication du Second Manifeste et, crime de lèse-majesté, participa à Un cadavre, le pamphlet collectif mis en œuvre par Georges Bataille contre Breton. Quand ce pamphlet parut, Péret était en Amérique du Sud : il fut expulsé du Brésil en 1931. De retour à Paris, il parvint à reprendre possession du précieux volume, y ajoutant un envoi correctif le 2 mai 1932, et, le même jour, un envoi à valentine Hugo. Celui qui est encore son ami pour un temps, le poète René Char, ajouta un mot aigre-doux avec un jeu de mots sur les noms de Péret bet Prévert. (En 1935, Char se brouilla à son tour avec Péret). En 1937, c’est au tour de Valentine Hugo de, à qui avait échu l’exemplaire, de prendre ses distances avec le mouvement surréaliste. Reprenant possession de l’exemplaire un quart de siècle après son premier envoi, Péret l’adresse enfin le 29 juin 19498 à Robert Valançay : « Tout est donc bien qui finit bien », conclut-il.

Bel exemplaire sur hollande enrichi d’une surprenant cascade d’envois autographes signés.