Études de la nature

Bernardin de Saint-Pierre, Jacques-Henri
Paris, de l’Imprimerie de Monsieur, chez Jean-Pierre Didot le jeune, 1784.
Prix : 3 000 €

Édition originale des Études de la nature de Bernardin de Saint-Pierre.

Bel exemplaire conservé dans sa reliure du temps.

3 tomes en 3 volumes in-12 de : I/ (2) ff., 623 pp., 1 planche dépliante ; II/ (2) ff., 631 pp. et 3 planches dépliantes ; III/ (2) ff., 574 pp. et 1 figure.
Veau raciné, triple filet doré encadrant les plats, dos lisse ornés de filets et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.

166 x 99 mm.

Bernardin de Saint-Pierre, Jacques Henri. Études de la nature.
Paris, de l’Imprimerie de Monsieur, chez Jean-Pierre Didot le jeune, 1784.

Édition originale des « Études de La Nature » de Bernardin de Saint-Pierre, « l’un des livres les plus curieux de la langue française » (F. Brunetière).
Elle est ornée d’un frontispice, relié dans le troisième volume, de la carte de l’hémisphère atlantique et de 3 planches dépliantes de botanique.
Tchemerzine, V, 647 ; Quérard, 364 ; Cioranescu, 58853.

« Les Études de la nature sont l’un des livres les plus curieux de la langue française. Le charme de style en est incomparable. » (F. Brunetière).

« Les Études de la nature » ont eu une réelle influence sur la littérature et la philosophie françaises.
Daniel Mornet notait à juste titre l’apport fondamental de Bernardin de Saint-Pierre à la description de la nature. « C’est bien, en effet, Bernardin de Saint-Pierre qui, le premier, peignit avec un définitif succès la beauté pittoresque du monde extérieur ». Ce nouvel art de a description, on le sait, ne sera pas sans influence sur le romantisme français, celui, par exemple d’un Chateaubriand ou d’un Lamartine » (C. Duflo).

Les quatorze Études composant l’ouvrage sont consacrées successivement à la démonstration de la bienfaisance de la nature, aux principes de la science et aux lois physiques générales de la nature, enfin à ses lois morales appliquées à l’homme envisagé comme individu, puis comme être social.

On y trouvera de splendides tableaux de paysages, parmi les premiers de la littérature française, à la fois précis, colorés et pénétrés d’un sentiment panique de la puissance de la nature, qui, tout en s’inscrivant dans la vogue du « genre descriptif » de la fin du siècle, annoncent Chateaubriand.
Il invente ce faisant la description moderne de la nature, ouvrant une lignée qui va de Chateaubriand a Saint-John Perse.

Précieux et bel exemplaire, grand de marges, pur intérieurement, imprimé sur papier de hollande, conservé dans sa séduisante reliure en veau raciné de l’époque.