Le Décaméron
Précieux exemplaire Amé de St Didier (ex-libris armorié) et Guy Pellion l’un des plus précieux passés sur le marché depuis plusieurs décennies.
L’un des deux exemplaires que nous ayons eu entre les mains en maroquin de l'époque avec la suite libre complète.
5 volumes in-8, maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos lisse orné, tranches dorées. Reliure en maroquin de l’époque.
212 x 134 mm.
Boccace. Le Décaméron traduit par Antoine Le Mâçon.
Londres (Paris), 1757-1761.
« L’un des livres illustrés les plus réussis de tout le XVIIIe siècle » (Cohen) parfaitement adapté au chef-d'œuvre de Boccace, écrit entre 1350 et 1355, dans lequel sont rassemblées cent nouvelles racontées en dix jours par sept femmes et trois jeunes hommes.
L’exceptionnelle variété des thèmes, du style et des idées fait du Décaméron une œuvre unique dans l’histoire de la littérature moderne.
Précieux exemplaire sur papier de hollande illustré de 5 frontispices, 1 portrait, 110 figures et 97 culs-de-lampe par Gravelot, Boucher, Cochin et Eisen, enrichi d'un frontispice « Estampes galantes des Contes de Boccace. À Londres » et « d'une charmante suite libre » complète.
Cohen 158-159-160.
« Gravelot dessina l'ensemble de l'illustration avec une verve et un talent remarquables » (R. Portalis).
« Les dessins de ce joli livre, spirituels et délicatement ombrés de bistre, sont parmi ses meilleurs ; on sent que ces sujets gais lui conviennent ; quant au groupe d'enfants répandus dans les culs-de-lampe, ils sont tous gracieux, et il a réussi à faire de cet ouvrage, qui eut un très grand succès et se répandit rapidement, grâce à ses figures, en France, en Angleterre et en Italie, un des modèles du genre.
Mais c'était dans le goût de l'époque d'ajouter, pour un livre où les aventures érotiques jouent un si grand rôle, des compositions plus nues appelées figures libres, et où l'action amoureuse se passe sans voiles. Gravelot fut sollicité de compléter sa belle illustration par une série libertine, et, bien que ce genre répugnât assez à son crayon si habile aux réticences et à faire entendre au lecteur ce qu'il est inutile de faire voir, cependant il s'exécuta.
Les figures libres se rapportent aux contes suivants, d’après la dénomination française : Le Péché partagé. – L’Oraison de saint Julien. – Le Mariage imprévu. – La Fiancée du roi de Garbe. – Le Calendrier des vieillards. – Le jardinier du couvent. – La Confession amoureuse. – Le Magnifique. – La nuit tous les chats sont gris. – Le Pèlerin. – Le mari jaloux. – Le Diable en enfer. – Le Cœur sanglant. – Le Rossignol. – Le mari consolé. – La femme adultère. – Le Cuvier. – Le Compère de dame Agnès. – Le Psautier. – La Jument du compère Pierre.
« Il faut distinguer entre ces figures tirées sur beau papier et un retirage postérieur sur papier plus mince. Il existe également une copie très bien faite où les sujets sont retournés et ont un encadrement orné de feuillages. » (Cohen).
« Gravelot dessina l’ensemble de l’illustration avec une verve et un talent remarquables. » (R. Portalis).
Les figures libres sont ici sur beau papier.
Précieux exemplaire provenant des bibliothèques Amé de St Didier avec ex-libris armorié et Guy Pellion (ex-libris).











