Œuvres diverses

Boileau

Précieuse édition en partie originale des Œuvres de Boileau (1636-1711)

reliée en somptueux maroquin armorié et doublé de l’époque

pour Louis de France, fils de Louis XIV, dit le Grand Dauphin (1661-1711)

In-12 de 2 parties en un volume in-12 de (6) ff.., 298 pp. y compris 3 gr., (8) ff. de table (le front. est toujours celui de 1674) ; (9) ff. pr. fx-tit., préface et 1 grav., page. 18-190. et (4) ff.

Maroquin rouge, triple filet doré d’encadrement avec fleuron d’angle, dos à nerfs très finement orné, caissons ornés aux petits fers, roulette du dauphin de grande dimension en queue, doublure de maroquin rouge sertie d’une superbe roulette dorée, tranches dorées. Reliure en maroquin doublée et armoriée de l’époque attribuée à Gilles Dubois actif jusqu’en 1689.

164 x 95 mm.

Edition précieuse et rare, en partie originale présentant pour la première fois les Remerciements à l’Académie Françoise et Cinq Epigrammes.

Elle contient, outre le discours au roi, neuf satires, le discours sur la satire, 9 épîtres (dont celles à Lamoignon et à Racine), l’art poétique, les 6 chants du lutrin, et le traité du sublime. Elle est ornée de quatre gravures à pleine page dont 2 gravées par Landry et les 2 autres par Vallet d’après Paillet.

« Des universitaires éminents (Brunetière, Landon) ont parfaitement défini le rôle de combattant de Boileau et l’importance de son action. Ils ont également mis en lumière la franchise de son inspiration et la qualité de son art. Ils ont montré que ce législateur et ordonnateur n’avait rien d’un timide ni d’un conformiste. On a même découvert que cet amateur de formules précises et de principes rigoureux trouvait dans le sublime et dans la poésie un je-ne-sais-quoi irréductible aux analyses comme aux définitions, bref, que son esprit géométrique s’alliait à cet esprit de finesse qui est une forme de l’intuition. Enfin on a pénétré dans l’intimité de l’homme. On connaissait son esprit, sa droiture, sa probité ; on a découvert son humeur joyeuse, sa fantaisie, son amour de la vie, sa bonté, la délicatesse de son cœur, on l’a jugé digne non seulement de respect, mais de sympathie et d’amitié. En fait, l’arrêt rendu depuis par la postérité, juge suprême des procès littéraires, cet arrêt définitif est tout à l’honneur du poète et de l’homme qu’estimaient également Antoine Arnauld, grand homme de Port-Royal et Bourdaloue, gloire de la Compagnie de Jésus ».

Magnifique exemplaire relié à Paris en 1685 en maroquin armorié doublé de maroquin offert à Louis de France appelé Monseigneur, dit le Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche, né à Fontainebleau le 1er novembre 1661. Il reçut en naissant la croix et le cordon de l’ordre du Saint-Esprit ; il eut pour gouverneur le duc de Montausier et pour précepteur Bossuet. Il épousa le 7 mars 1680, à Châlons-sur-Marne, Marie-Anne-Christine-Victoire de Bavière, décédée en 1690, qui lui donna trois fils. Reçu chevalier du Saint-Esprit le 1er janvier 1682, il fit quelque temps campagne en Allemagne et en Flandre (1688-1694), mais fut constamment tenu à l’écart des affaires par Louis XIV.

Le Grand Dauphin épousa secrètement vers 1695 Marie-Émilie Joly de Choin. Il mourut le 14 avril 1711, de la petite vérole, au château de Meudon.

Le plus bel exemplaire répertorié.

Vendu