Recueil d'oraisons funèbres

Bossuet, Jacques-Bénigne

« Une des meilleures éditions du recueil des Oraisons funèbres de Bossuet » (Brunet).
Le bel exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de la Comtesse d’Artois, provenant de la bibliothèque Édouard Rahir (n°987 du 5 mai 1936)

In-12 de 3 ff. ; 165 pp. ; 1 f. ; 446 pp.

Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, dos à nerfs orné, tranches dorées. Reliure de l’époque.

172 x 98 mm.

Bossuet. Recueil des Oraisons funèbres prononcées Par Messire Jacques-Bénigne Bossuet, Evêque de Meaux.

Paris, Desaint & Saillant. 1762,

« Une des meilleures éditions du recueil des Oraisons Funèbres de Bossuet est celle de Paris, Desprez, 1762 avec l’histoire abrégée de la vie des personnes par l’Abbé Lequeux » (Brunet, I, 1133).

L’histoire abrégée de la vie et de la mort des personnes occupe ici les pages XIX à CLXV.

Le volume contient les six célèbres oraisons funèbres de Jacques- Bénigne Bossuet :

Oraison Funèbre de Madame Henriette-Marie de France, Reine d'Angleterre.

Oraison Funèbre de Madame Henriette-Anne d'Angleterre, Duchesse d'Orléans.

Oraison Funèbre de Madame Marie-Thérèse d'Autriche, Reine de France.

Oraison Funèbre de Madame Anne de Gonzague de Cleves, Princesse Palatine.

Oraison Funèbre de Messire Michel le Tellier, Chancelier de France.

Oraison Funèbre de Louis de Bourbon, Prince de Condé, Premier Prince du Sang.

L’oraison funèbre chrétienne a été portée par Bossuet à un si haut point, non seulement de splendeur mais de perfection, que le genre s'est pour ainsi dire identifié avec lui.

Bossuet en a fait une chose vraiment nouvelle. Avec lui, l'oraison funèbre ne sera plus uniquement un éloge ; elle sera d’abord un sermon.

Son éloge est toujours mesuré et conforme à la vérité telle qu'il la connaît. Les fautes et les erreurs de ses héros seront même évoquées. Mais quand « il lui faut, comme il dit, parler de ces choses dont il voudrait pouvoir se taire éternellement », il le fait avec la discrétion que dictent les convenances et le savoir-vivre. Le panégyrique a d'autres lois que l'histoire proprement dite. Bossuet, comme il se doit ne dit pas tout, mais il ne dit rien de contraire à ce qu'il a appris au cours d'une enquête scrupuleuse. Il est donc véridique quand i1 affirme : « Nous ne donnons point de fausses louanges devant ces autels ».

Nulle part, mieux que dans l'oraison funèbre, Bossuet ne s'est montré poète, poète lyrique, poète dramatique, poète épique. Il l'est par l'imagination, la sensibilité et jusque par le rythme de sa phrase qui, selon la diversité des sentiments exprimés a, tour à tour, des éclats retentissants, des douceurs musicales, des mouvements, qui font invinciblement penser à Hugo et Lamartine.

Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de Marie-Thérèse de Savoie, troisième fille de Victor-Amédée III, duc de Savoie et roi de Sardaigne, et de Marie-Antoinette-Ferdinande, infante d'Espagne, née à Turin le 31 janvier 1756. Elle épousa le 16 novembre 1773, à Versailles, Charles-Philippe, comte d'Artois, plus tard Charles X. Elle mourut à Gratz (Autriche) le 2 juin 1805, laissant deux fils, le duc d'Angoulême et le duc de Berry.

Sa bibliothèque, formée par les soins de Félix Nogaret, son secrétaire, était une des plus importantes de l'époque ; les livres en étaient généralement reliés en maroquin rouge et sans autres ornements qu'un triple filet.

De la bibliothèque Edouard Rahir avec ex-libris (n°987 du 5 mai 1936).

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