Histoires ou contes du tems passé.

Perrault, Charles

Les Contes de Perrault, La Haye (Paris, Coustelier), 1742.

Premier tirage des figures gravées par Fessard.

Le précieux exemplaire A. de Claye et Carlo de Poortere.

In-12 de (4) ff., 137 pp., 1 frontispice et 9 vignettes gravées sur bois.

Maroquin citron, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, pièce de titre en maroquin rouge, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée Trautz-Bauzonnet

146 x 82 mm.

Perrault, Charles. Histoires ou contes du tems passé, Avec des Moralités ; par M. Perrault. Nouvelle Edition augmentée d’une Nouvelle, à la fin.

La Haye (Paris, Coustelier), 1742.

In-12 de (4) ff., 137 pp., 1 frontispice et 9 vignettes gravées sur bois.

Maroquin citron, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, pièce de titre en maroquin rouge, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée Trautz-Bauzonnet

146 x 82 mm.

Jolie édition des contes de Perrault ornée d’un frontispice et de 9 vignettes en premier tiragegravées par Fessard d’après de Seve en-tête des contes.

Tchemerzaine, V, 179 ; Brunet, IV, 508 ; Rahir, Bibliothèque, 578 ; Catalogue baron J. de Rothschild, II, 1732 ; Catalogue Edouard Rahir, III, 874 ; Cohen, .

Elle contient les contes suivants : Le petit chaperon rouge ; Les fées ; La barbe bleue ; la Belle au bois dormant ; Le maître chat ou le chat botté ; Cendrillon ou la petite pantoufle de verre ; Riquet à la Houpe ; Le petit poucet ; l’Adroite princesse, conte ici ajouté, est de Mlle l’Héritier.

« Les figures sont, dans cette édition, en épreuves du Premier tirage ; elles ont été utilisées de nouveau dans l’édition de 1781 » (Catalogue Edouard Rahir, III, 874).

« Edition imprimée à Paris, malgré la rubrique de La Haye. Chacun des 9 contes contenus dans cette édition est précédé d’une vignette gravée en taille-douce, qui en représente le sujet.

Le frontispice montre « ma mère l’Oye » racontant des histoires à ses petits-enfants.

Les Contes de Perrault doivent naturellement être placés en tête des féeries et, cependant, ils ne virent le jour qu’après ceux de Mlle Lhéritier. Ils avaient couru la ville en copies manuscrites lorsqu’un libraire de La Haye, Adrian Moetjens, les imprima en 1696 et 1697 dans son « Recueil de pièces curieuses et nouvelles ». Ce ne fut qu’en 1697 que Perrault les donna lui-même au public sous le nom de son jeune fils Perrault d’Armancourt. » (Rothschild II, 1732).

« Livre de base qui marque l’entrée de l’art oral dans la grande littérature » (Marc Soriano, En Français dans le texte), ce recueil était dédié à la Grande Mademoiselle.

« La Belle au bois dormant, le Petit chaperon rouge, la Barbe bleue, le Chat botté, Cendrillon, Riquet à la houppe, la marquise de Salusses et le Petit Poucet, qu'ajouter au seul titre de ces petits chefs-d’œuvre ? On a disserté sur la question de savoir si Perrault en est le véritable auteur. Il est bien certain que pour la matière de ces Contes Perrault a dû puiser dans un fonds de tradition populaire, et qu'il n'a fait que fixer par écrit ce que, de temps immémorial, toutes les mères grands ont raconté. Mais sa rédaction est simple, courante, d'une bonne foi naïve, quelque peu malicieuse pourtant et légère ; elle est telle que tout le monde la répète et croit l'avoir trouvée » (Sainte-Beuve).

C’est Charles Nodier, en 1844, qui, le premier, y décèlera « une des plus ravissantes productions de la prose française » et la situera parmi les grands textes littéraires français.

Le nombre des commentaires et études qui lui sont consacrés, le nombre de ses rééditions témoignent d’un succès permanent et d’une immense audience internationale qui situe cet ouvrage parmi les grands textes de la littérature universelle.

Provenance : Des bibliothèques A. de Claye et Carlo de Poortere, avec ex-libris.

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