Les Vrilles de la vigne
Édition originale des Vrilles de la vigne de Colette.
Précieux et bel exemplaire accompagné d’une lettre autographe, conservé broché, tel que paru.
In-8 de 224 pp. ; exemplaire broché, tel que paru, étui.
188 x 120 mm.
Colette Willy,Sidonie-Gabrielle, dite Colette. Les vrilles de la vigne.
Paris, Éditions de « La Vie Parisienne », [1908].
Édition originale des Vrilles de la vigne de Colette.
Précieux exemplaire truffé de nombreuses corrections ainsi que d’une lettre autographe signée colette Willy.
« Les Vrilles de la vigne n’ont cessé d’être revues par Colette : c’est pour elle un livre essentiel, celui de la rupture de la vie conjugale d’avec Willy, celui d’une vie nouvelle à laquelle il faut donner forme. C’est le sens même du conte d’ouverture, Les Vrilles de la vigne, qui donne son titre au recueil : un innocent jeune rossignol s’est réveillé un beau matin empêtré par les vrilles de la vigne : il réussit « au prix de mille peines » à s’en libérer et, pour préserver cette liberté reconquise, ne peut plus que ne plus s’endormir et chanter toutes les nuits pour se tenir éveillé » (Dictionnaire des œuvres).
« Si l’on met à part des séries d’articles de journaux publiés dès 1907 sous le titre « Le Journal de Colette », qui joue d’une sorte d’intime complicité avec le lecteur, et trois courtes œuvres, dont une anthologie, en 1917 et 1921, il faut attendre 1923 et Le Blé en herbe pour que Colette, enfin, n’utilise que son patronyme : elle n’avait été jusque-là, littérairement, que Colette Willy, et la série des Claudine, ses premiers romans, avaient même été signés que du seul Willy, le pseudonyme de son premier mari, avant qu’elle n’obtînt, en 1907, de figurer comme coauteur : Willy et Colette Willy apparurent alors conjointement, et ce n’est que depuis 1955 que les Claudine sont signés Willy et Colette » (Dictionnaire des auteurs).
« Les premiers textes de Colette sont moins intenses, plus lyriques comme le soulignait Willy ; puis elle a resserré son écriture, comme dans Les Vrilles de la vigne, un chef-d’œuvre de condensation, l’immédiat du goût et du mot, du senti et du dit dans une texture extrêmement serrée, digne de Villon ou de Rabelais" (Julia Kristeva).
« Il y a là bien plus que du don : une sorte de génie très particulièrement féminin et une grande intelligence. Quel choix, quelle ordonnance, quelles heureuses proportions… Quel tact parfait, quelle courtoise discrétion dans la confidence… Pas un trait qui ne porte et qui ne se retienne, tracé comme au hasard, comme en se jouant, mais avec un art subtil, accompli. J’ai côtoyé, frôlé sans cesse cette société qui peint Colette et que je reconnais… factice, frelatée, hideuse… Il ne me paraît point que Colette, malgré toute sa supériorité, n’en ait pas été quelque peu contaminée » (André Gide).
Précieux exemplaire accompagné d’une lettre autographe signée Colette Willy, conserve broché, tel que paru.
