La vie et les aventures surprenantes de Robinson Crusoe

Defoe, Daniel
Amsterdam, 1770.
Prix : 12 500 €

« Trois livres tiennent en face de la prison : Robinson, Don Quichotte et l’Idiot » (Malraux).

Robinson Crusoe illustré par Bernard Picart, conservé dans son maroquin rouge de l’époque.

Ensemble 3 volumes in-12 de : I/ (1) f. bl., XIV, 629 pp., (1) f. bl., 1 carte dépliante et 7 figures ; II/ (1) f., VIII, 562 pp., (2) ff. bl, 7 figures ; III/ 13 ff. paginés de v à xxx, (1) f., 7 figures. 
Maroquin rouge, jeu de double roulette au sein de double filet doré, dos lisses ornés de roulettes dorées formant faux-nerfs et de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées, quelques traces sur les plats du troisième volume. Reliure de l’époque.

178 x 110 mm.

Foe, Daniel de. La vie et les aventures surprenantes de Robinson Crusoe, contenant entres autres évènements, le séjour qu’il a fait pendant vingt-huit ans dans une Ile déserte située sur la Côte de l’Amérique, près l’embouchure de la grande Rivière Oroonoque.
Amsterdam, 1770.

Première traduction française des Aventures de robinson Crusoé par Juste van Effen et Themiseul de Saint-Hyacinthe. Elle avait paru originellement en 1720-1721 dans une autre version.
Cohen, 405; Sander, 711; Sabin, 72218; Catalogue Rothschild, II, n°1759; PMM, 180.

L’un des plus intéressants livres illustrés par Bernard Picart, « orné d’une carte pliée et de 21 figures par l’artiste, dont une seule signée. » (Cohen).

Dans la préface, le traducteur exprime l’admiration qu’il porte à l’ouvrage « Le livre dont on donne ici la traduction au public a été extrêmement goûté en Angleterre… Jamais on n’a vu dans la vie d’un seul homme, un tissu si merveilleux d’aventures surprenantes, un assemblage d’évènements extraordinaires relevés par une si grande variété. ».

« Robinson Crusoe est un garçon dévoré du désir d’aventures ; il s’enfuit de chez lui, s’embarque mais son vaisseau fait naufrage près de l’embouchure de l’Orénoque et, seul survivant, il échoue sur une île déserte. Avec une ingéniosité inouïe il organise son existence solitaire. Il rencontre un cannibale, Vendredi, le « bon sauvage ».
Il fallut l’Émile de rousseau pour attirer l’attention sur ce qui est l’idée maîtresse de l’œuvre : la lutte de l’homme seul contre la nature. 
Une chose est sûre c’est que ce récit est une réussite incomparable. « C’est Defoe, observe Jean Prévost, qui le premier dans les temps modernes éleva la littérature populaire au niveau des œuvres chères à l’élite. Il prépara la prodigieuse éclosion des romans réalistes au XVIIIe siècle. » (Dictionnaire des Œuvres).

« The special form of adventure that he chose and even the name of his hero have been adopted by countless imitators. At least equally relevant for the purpose is the figure of the lonely human being subduing the pitiless forces of nature; going back to nature and portraying the “noble savage” in a way that made the book required reading for Rousseau’s Emile. » (PMM)

« Il existe un livre qui fournit, à mon gré, le plus heureux traité d’éducation naturelle. Ce livre sera le premier que lira mon Émile : seul il composera durant longtemps toute sa bibliothèque, et il y tiendra toujours une place distinguée. Tant que notre goût ne sera pas gâté sa lecture nous plaira toujours. Quel est donc ce merveilleux livre ? Est-ce Aristote ? Est-ce Pline ? Est-ce Buffon ? Non, c’est Robinson Crusoe. » (J.J. Rousseau).

« Trois livres tiennent en face de la prison : Robinson, Don Quichotte et l’Idiot. » (Malraux).

Les exemplaires reliés en beau maroquin ancien sont rares et très recherchés. 

Magnifique exemplaire conservé dans son élégante reliure en maroquin rouge de l’époque, au dos particulièrement décoratif.