Le Nouveau Gulliver, ou voyage de Jean Gulliver

Desfontaines, Pierre-François Guyot abbé

Edition originale « excessivement rare de la suite par l’Abbé Desfontaines des Voyages de Gulliver » (Gumuchian).

Superbe exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque aux armes royales.

De la bibliothèque baron Double, avec ex-libris.

2 tomes reliés en 2 volumes in-12 de: I/ (16) ff., 262 pp., (6) pp. ; II/ (4) ff., 259 pp.

Maroquin rouge, encadrement de filets et roulette fleurdelisée dorés sur les plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs finement orné de fleurons, filets et fleur de lys dorés, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure armoriée de l’époque.

165 x 95 mm.

Desfontaines, Pierre-François Guyot, Abbé. Le nouveau Gulliver, ou voyage de Jean Gulliver, fils du capitaine Gulliver.

Paris, Veuve Clouzier et François Le Breton, 1730.

Edition originale de cette précieuse et « excessivement rare » (Gumuchian) suite donnée au Voyage de Gulliver par l’Abbé Desfontaines.

INED, 1371 ; Catalogue du baron James de Rothschild, II, 1763 ; Bulletin Morgand et Fatout, 7845.

« On trouve dans cette utopie républicaine et communautaire une critique de la société européenne de l’époque. Le voyage conduit dans les différentes îles : une fois le rôle des sexes est inversé, une autre fois les sauvages sont plus civilisés que les Européens » (Albert Soboul, Utopie au siècle des lumières).

« Critique de la société européenne mettant successivement l’accent sur divers défauts et montrant une société qui sait éviter ces derniers » (INED).

"First edition of this sequel by the French translator of Swift. The stunning success of Desfontaines’ heavily bowdlerized 1727 translation of Swift's famous novel no doubt provided the impetus to this unofficial sequel. This is one of the very few works to use Gulliver as a model for imitation and thus occupies an important position in the history of Swift's novel" (Imaginary voyages).

Premier traducteur du célèbre Voyage de Gulliver en français, l’abbé Desfontaines donna, en 1730, une suite au Voyage, dans laquelle le fils de Gulliver découvre lui aussi des pays imaginaires : « un pays où les femmes sont le sexe dominant… ».

"Le nouveau Gulliver owed little to Swift but exploited its success. Influenced by the tradition of imaginary fantastic journeys such as The True History by Lucian of Samostata, and by allegoric fictions such Mundus alter et idem by Joseph Hall, only two episodes of this work are really utopian. The first, that of Babilary, has some of the classical elements of the utopian genre such as the government (a wise but authoritarian monarchy) and the description of the capital, built on an octagonal plan around a central square adorned with statues of famous women and with a specialised academy on each side . The isle of Letalispons, the second utopia of this book, presents only a few rudimentary institutional elements. The legislation on medicine and hygiene, which allowed life to be prolonged to 120 at the cost of a rigid vegetarian diet whose antecedents were in Cyrano and in Foigny, was the only one to be described in detail"

(J.-M. Racault, Fortunati-Trousson).

Superbe exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque aux armes royales.

Provenance : Bibliothèque baron Double, avec ex-libris.

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