Histoires extraordinaires suivie de Nouvelles Histoires extraordinaires

Poe, Edgar

« La première fois que j’ai ouvert un livre de [Poe], j’ai vu, avec épouvante et ravissement, non seulement des sujets rêvés par moi, mais des phrases pensées par moi et écrites par lui vingt ans auparavant » (Charles Baudelaire).

Édition originale des Œuvres d’Edgar Poe traduites par Charles Baudelaire.

5 volumes in-12 de : I/ (1) f. XXXI, 330 pp., (1) f. de table ; II/ XXIV, 287 pp.; III/ (2) ff., 280 pp.; IV/ (2) ff., XVI pp., 248 pp., (2) ff. ; V/ (2) ff., 372 pp.

Demi-maroquin à coins, dos à nerfs avec titre et date dorés, tranches de tête dorées, exemplaire non rogné, couvertures et dos conservés. Reliure signée de Pierre-Lucien Martin.

181 x 115 mm.

Poe, Edgar. Histoires extraordinaires suivi de Nouvelles histoires extraordinaires ; Aventures d’Arthur Gordon Pym ; Eurêka ; Histoires grotesques et sérieuses.

Paris, Michel Lévy frères, 1856-1865.

Édition originale « recherchée » (Clouzot) des œuvres d’Edgar Poe traduites par Charles Baudelaire.

Clouzot, 43-44 ; Carteret, 117-118, 126, 128 ; Vicaire, VI, 735-737 ; Talvart, I, 281 à 291.

Collection complète des œuvres d’Edgar Poe dans la parfaite traduction de Charles Baudelaire.

Chaque ouvrage est en édition originale, dont il n’a pas été tiré de grand papier. Il est rare de trouver les cinq volumes ainsi réunis.

« De qui sont les Histoires extraordinaires, les Nouvelles histoires extraordinaires et les Histoires grotesques et sérieuses. De Poe ou de Baudelaire ? In finit par ne plus savoir et Baudelaire lui-même s’y perdait, qui voyait en Poe un double de lui-même. « Savez-vous pourquoi j’ai si patiemment traduit Poe ? écrivait-il à un ami. Parce qu’il me ressemblait. La première fois que j’ai ouvert un livre de lui, j’ai vu avec épouvante et ravissement non seulement des sujets par moi mais des phrases pensées par moi et imitées par lui, vingt ans auparavant. Ces récits sont d’ailleurs si peu marqués par leur pays d’origine qu’on oublie facilement qu’ils sont l’œuvre d’un écrivain américain et Baudelaire, en les traduisant- en se traduisant lui-même-, leur a conféré une beauté et une pureté qu’ils n’ont pas dans le texte original. Aussi font-ils maintenant partie de notre patrimoine et jouissent-ils en France d’une renommée et d’un prestige que les critiques de la langue anglaise ont souvent quelque peine à comprendre.

Les contes de Poe sont d’une étonnante variété en même temps que d’une singulière unité. Aussi peut-on les lire et les relire sans se lasser. Ils sont l’œuvre d’un poète… Le charme opère toujours… L’œuvre de Poe ne vieillit pas » (Roger Asselineau).

Une grande partie de la vie littéraire de Baudelaire fut consacrée à la traduction de l'œuvre de son confrère.

« La première fois que j'ai ouvert un livre de lui, confesse-t-il dans une lettre à Théophile Thoré en 1864, j'ai vu, avec épouvante et ravissement, non seulement des sujets rêvés par moi, mais des phrases pensées par moi, et écrites par lui vingt ans auparavant ».

Il s'attela à la traduction dès 1848 : le premier volume, Histoires extraordinaires, parut en 1856 ; le dernier, Histoires grotesques et sérieuses, en 1865.

L'extraordinaire romancier américain a. eu chez nous une très réelle influence. Il a été le Hoffmann d'une génération devenue, en fait de merveilleux, plus difficile que la précédente.

Bel et précieux exemplaire aux couvertures et dos conservés, finement relié par Pierre-Lucien Martin.

Provenance : bibliothèque Raoul Simonson, avec ex-libris.

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