La faute de l'abbé Mouret
« Édition originale rare » (Carteret) de La Faute de l’Abbé-Mouret, « l’une des œuvres les plus personnelles de Zola ».
Bel exemplaire aux couvertures et dos conservés.
In-12 de (2) ff. et 428 pp.
Maroquin rouge à grain long janséniste, dos à nerfs, titre doré au dos, double filet or sur les coupes, bordure intérieure de maroquin rouge ornée de sept filets dorés, tranches dorées, exemplaire non rogné, couvertures et dos conservés. Reliure signée de Huser.
183 x 118 mm.
Zola, Émile. La Faute de l’Abbé Mouret.
Paris, Charpentier et Cie, 1875.
« Édition originale rare » (Carteret) dont il n’a pas été tiré de grand papier.
Carteret, II, 481 ; Vicaire, VII, 1203 ; Clouzot, 278.
« Les six ouvrages précédents [La Fortune des Rougon, La Curée, Le Ventre de Paris, La Conquête de Plassans, La Faute de l’Abbé Mouret, Son Excellence Eugène Rougon] ont été tirés sur papier ordinaire seulement. Tous les six […] sont rares, très recherchés, et ne se rencontrent que fort difficilement avec leurs couvertures en bon état » (Clouzot).
Ce cinquième volume du cycle des Rougon-Macquart a pour personnage principal Serge Mouret. Transformé par le séminaire en cadavre vivant, envoyé comme prêtre au village des Artauds, situé non loin de Plassans, il voue une dévotion très ambiguë à la Vierge : son mysticisme est, en fait, l’expression d’une sensualité qui s’ignore. Il tombe malade. Son oncle, le Docteur Pascal, le transporte au Paradou, vaste propriété abandonnée qu’habitent l’athée Jeanbernat et sa nièce Albine. Soigné par celle-ci, Serge renaît à proprement parler à la vie. Nouveaux Adam et Eve, les jeunes gens découvrent l’amour, guidés par la nature luxuriante du parc, nouvelle tentatrice. Le roman développe alors hors du temps et loin des hommes le rêve de bonheur qui hante Zola. Mais le frère Archangias, gendarme d’un Dieu de colère terrible et jaloux, pénètre par une brèche du mur qui ceint ce nouveau Paradis et entraîne Serge. Celui-ci restera sourd aux prières d’Albine. Elle mourra avec l’enfant qu’elle attend. La faute n’est pas d’avoir cédé à l’amour, grande loi de la nature, mais de le rejeter.
« C’est une des œuvres les plus personnelles de Zola : il y dit, à travers un couple d’adolescents qui s’éveillent à l’amour, son rêve d’un bonheur pur que ne viendrait pas souiller la faute, angoisse qui ne disparaîtra qu’après la naissance de ses enfants » (Dictionnaire des Œuvres).
« Au-delà, donc, de l’histoire ramassée de toute une époque, Zola nous donne à lire un univers original, riche et moderne » (En français dans le texte).
Bel exemplaire aux couvertures et dos conservés, revêtu d’une fine reliure de Huser.
