Farces et Facéties populaires - Carême Prenant et Carnaval

Carême-Prenant et Carnaval.

Édition originale collective de ces huit pièces populaires, libres, facétieuses et grivoises.

Provenance : Pierre Berès.

In-8, maroquin rouge à long grain, filet doré en encadrement et motif central d’un médaillon rond frappé en creux et orné de motifs variés, avec centre doré, dos à nerfs orné, roulette intérieure dorée, doublures et gardes de tabis bleu, tranches dorées. Reliure signée de Thouvenin, vers 1825.

151 x 93 mm.

Farces et Faceties populaires – Carême Prenant et Carnaval.
Procez et amples examinations sur la vie de Caresme-Prenant. Dans lesquels sont amplement descrites toues les tromperies, astuces, caprices, bisarreries, fantasies, brouillemens, inventions, subtilités, folies, débordemens & paillardises qu’il a commis & fait pratiquer en la présente année. Avec la Sentence, Mandement & Banissement général donnez & publiez contre luy, de l’Ordonnance & commission du Seigneur Caresme. Traduit d’Italien en françois.
Paris, 1605. 

Sept pièces sont reliées à la suite :

Traicte de mariage entre Julian Peoger dit Janicot, & Jacqueline Papinet sa future Espouse. Lyon, 1611.

La Copie d’un bail et Ferme faicte par une jeune Dame… Paris, 1609.

La Raison Pourquoy les Femmes ne portent Barbe au Menton. Paris, 1601.

La Source du Gros Fessier des Nourrices… avec la complainte de Monsieur le cul contre les inventeus des vertugalles. Rouen. S. d.

La Source et origine des cons sauvages. Lyon, 1610.

La Grande et Veritable Pronostication des cons Sauvages, avec la manière de les aprivoiser, nouvellement imprimée par l’autorité de l’Abbé des Conars. S. l. n. d.

Sermon joyeux d’un dépucelleur de nourrices.

Édition originale collective de ces huit pièceslibres, facétieuse et grivoises imprimées vers le milieu du XVIIIe siècle.

Cette édition fut réimprimée en 1830 à trente exemplaires numérotés à la presse, lesquels contiennent en outre la réimpression du Dict des pays joyeux et une table des neuf pieces. (Brunet).

« L’édition originale de 1605 est fort rare ; mais il y a une réimpression sous la même date, et qui est ordinairement accompagnée des pièces suivantes aussi réimprimée ; traicte de mariage entre Julian Peoger. Lyon, 1611. La Copie d’un bail et Ferme faicte par une jeune Dame… Paris, 1609. La Raison Pourquoy les Femmes ne portent Barbe au Menton, Paris, 1601. La Source du Gros Fessier des Nourrices… avec la complainte de Monsieur le cul contre les inventeus des vertugalles, Rouen. La Source et origine des cons sauvages, Lyon. 1610 La Grande et Veritable Pronostication des cons Sauvages, Sermon joyeux d’un dépucelleur de nourrices, in-8. Ces huit pièces ainsi réunies sont recherchées à cause de la singularité de leurs titres : vend. en mar. 24 fr. Le Febvre et Méon, et jusqu’à 39 fr. Bonnier » (Brunet)

Une gravure très libre a été ajoutée, où un homme et une femme comparent doctement leurs attributs secrets.

De tout temps, et dès le Moyen Age, l’époque du carnaval vit se dérouler des mascarades et des fêtes populaires. A la cour même, les rois étaient atteints du vent de folie qui soufflait dans ces jours de liesse ; eux-aussi, faisaient leur « Carême-prenant ». On appelait ainsi les trois derniers jours du Carnaval précédent le Carême. Dès longtemps, le peuple personnifia ces deux personnages ennemis, Carême-prenant et Carême, le premier dispensateur de joies, amateur de fêtes, de festins et de beuveries, le second précédant un cortège de jours maigres et tristes, où ne devait plus régner que l’abstinence, d’où étaient exclus les hommages rendus à Bacchus et à Vénus.

Ainsi, le public par les réjouissances de la rue, comme les grands seigneurs par des tournois, fêtait-il sans retenue les jours gras avant de tomber sous le triste règne du sire Carême. Ces fêtes étaient l’occasion pour les colporteurs de débiter certains livrets burlesques et facétieux. A Paris et en province, on vendait alors de petits opuscules comiques où souvent était évoqué, dans un style héroï-comique, le combat de Carême-prenant et de Carême. La plupart de ces petits livrets sont certainement perdus. La curiosité des bibliophiles de tous les temps en a sauvé un certain nombre de l’oubli. Leur abondance même, du XVè siècle à nos jours, atteste la persistance de la gaieté et de l’esprit gaulois dans notre race.

Exemplaire d’une rare élégance provenant de Chez Pierre Berès.

Vendu