The Adventures of Telemachus
« L’ouvrage le plus important de théorie politique du grand siècle en France » (Riley).
Rare édition londonienne bilingue – français/anglais – des Aventures de Télémaque de Fénelon.
Précieux volume en maroquin citron de l’époque aux armes de Madame Sophie de France, fille du roi Louis XV.
2 volumes in-12, maroquin citron, filets dorés autour des plats, armes au centre, dos à nerfs ornés, doublure et gardes de papier marbré, tranches dorées. Reliure de l’époque.
165 x 97 mm.
Fénelon, François de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit. The Adventures of Telemachus, the son of Ulysses… in French and English.
London, R. Ware…, 1755.
Précieuse édition londonienne bilingue (français/anglais), des aventures de Télémaque de Fénelon ornée d'un frontispice, une carte et 11 planches.
« L’ouvrage le plus important de théorie politique du grand siècle en France » (Riley), elle est aussi l’une des œuvres les plus largement lues et vénérées du siècle.
Son influence peut être retracée sur Montesquieu et Rousseau.
Largement perçu comme une critique cinglante de Louis XIV, l’ouvrage suit l’éducation morale et politique de Télémaque, jeune fils d’Ulysse.
« Œuvre d'abord destinée à l'éducation d'un seul, le petit-fils de Louis XIV et futur roi de France, Les Aventures de Télémaque de Fénelon devient, après sa publication, un des textes français les plus largement diffusés et un des modèles de ce que les contemporains désigneront sous le nom de « roman politique »
(H. Champion).
« En un temps où peintres, sculpteurs et musiciens trouvaient leur inspiration dans l'Antiquité païenne autant que dans la Bible, Fénelon, dans Les Aventures de Télémaque, peignait en tableaux enchanteurs ce qu'on appelait la fable, les dieux de la mythologie et les héros homériques. Parce qu'elles étaient leurs questions, des générations de lecteurs, par-delà les modes et les goûts, se sont laissé séduire par cette fable, écrite pour le petit-fils de Louis XIV, à la fois ancienne et moderne, une des rares qu'on ait créées depuis l'Antiquité avec un aussi durable succès ». (Gallimard).
Précieux et bel exemplaire relié en maroquin citron de l'époque aux armes de Madame Sophie-Philippine-Elisabeth-Justine de France, fille du roi Louis XV, née à Versailles le 27 juillet 1734; très timide, elle vécut très effacée et mourut à Versailles le 3 mars 1782, léguant une partie de sa bibliothèque à la marquise de La Porte de Riants, sa dame d'honneur.
Les volumes ayant appartenu à Mesdames de France, filles de Louis XV et de Marie Leczinska, ne se distinguent que par la couleur du maroquin sur lequel sont frappées leurs armes. Madame Adélaïde faisait revêtir les siens en maroquin rouge, Madame Victoire, en vert, et Madame Sophie, en citron. Ces ouvrages, qui étaient reliés par Fournier, à Versailles, et par Vente, concernaient pour la plupart la religion, la littérature, l'histoire et les voyages. Les livres de Madame Victoire, comme ceux de Madame Elisabeth portaient un ex-libris aux armes des filles de France.
La bibliothèque de Madame Adélaïde, beaucoup plus considérable que celle de ses sœurs fut vendue aux enchères lors de la Révolution.





