Journal. journal d'un homme de Trente Ans.

Mauriac, François

Edition originale du Journal de Mauriac.

Superbe exemplaire, appartenant au tirage de tête, conservé dans sa reliure en demi-maroquin réalisée par A. et R. Maylander.

De la bibliothèque Charles Hayoit.

6 vol. in-12 de I/ (3) ff., 222 pp., (3) ff. ; II/ 232 pp., (1) f. ; III/ 218 pp., (2) ff. ; IV/ (1) f., 245 pp., (1) f. ; V/ 252 pp., (1) f. ; VI/ 135 pp., (2) ff.

Demi-maroquin bleu nuit à coins, dos à nerfs richement ornés de motifs mosaïqués et liserés de maroquin rouge et filets dorés, titres et tomaisons dorés, dates dorées en queue, couvertures et dos conservés. Reliure signée A. et R Maylander.

183 x 119 mm.

Mauriac, François. Journal.

Paris, Benard Grasset, 1934-1940 ; Flammarion, 1950-1953.

Suivi de :

Mauriac, François. Journal d’un homme de trente ans.

Paris, Egloff, 1948.

Edition originaledu Journal de François Mauriac.

Exemplaire appartenant au tirage de tête : l’un des 10 tirés sur Japon impérial pour les trois premiers tomes (respectivement n°2, 3 et 6) ; l’un des 55 tirés sur papier chiffon des papeteries de Lana pour les tomes IV et V (respectivement n°23 et 37) ; l’un des 50 tirés sur papier du Marais pur fil pour le Journal d’un homme de trente ans (n° 18).

« C’est la conversation qu’un écrivain entretient à mi-voix avec lui-même devant un auditoire humain », écrira Denis de Rougemont à propos du Journal de Mauriac.

Le Journal de Mauriac a été publié en plusieurs parties : Journal I en 1934, Journal II en 1937, Journal III en 1940, Journal IV en 1951 et Journal V en 1953.

Dans ces textes alternent des scènes de la vie intime, des rappels de l’enfance passée dans la région Bordelaise, des réflexions personnelles sur la condition et les problèmes du chrétien dans le monde actuel, des jugements sur l’évolution de l’art, de la musique et de la poésie, le rappel d’amitiés littéraires et leur retentissement sur le comportement éthique et esthétique de l’auteur.

Il y fait preuve d’un talent de polémiste reconnu de tous, d’une ironie mordante et d’un humour cruel dont souvent ses adversaires se relevèrent mal.

François Mauriac a toujours pris le journalisme au sérieux. Il y avait dans chacune de ses chroniques quelque chose d'unique, un mélange électrique de talent et de cœur. La presse convenait à sa nature de grand bourgeois bordelais, catholique, moderne, chamailleur, curieux de tout et d’abord de son temps. Il reste l'inventeur et le modèle d'un journalisme essentiellement solitaire, même si généreux et tourné vers les autres, soucieux de les convaincre ou de les affronter.

Ces textes nous permettent de suivre l'écrivain dans son dialogue avec lui-même et dans la pluralité de ses engagements. Nous le voyons jouer de tous les registres de son talent et passer en « dix lignes », comme le disait Françoise Giroud, « du cri au murmure, de la colère au soupir, de l'actualité à l'éternel, du chuchotement à l'interpellation ».

L'épreuve du temps, impitoyable pour les médiocres, est toujours l'alliée des natures complexes. Mauriac ne cesse de s'élever au-dessus de lui-même, de ses foucades et de ses mots.

Seul « véritable » journal intime publié par François Mauriac, le Journal d'un homme de trente ans est fait de confidences données à lire au public au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en 1948, se déroulant sur dix années de sa vie, de 1914 à 1924.

« Ces volumes apportent de très précieux renseignements sur l’état de conscience de l’un des grands romanciers chrétiens de notre siècle » (Dictionnaire des œuvres).

Superbe exemplaire, appartenant au tirage de tête, aux couvertures et dos conservés, magnifiquement relié en demi-maroquin par A. et R. Maylander.

Provenance : Bibliothèque Charles Hayoit, avec ex-libris.

Grand bibliophile, Charles Hayoit (1901-1984) possédait une bibliothèque de premier ordre. Sa bibliothèque se caractérisait par une exigence extrême.

Vendu