Œuvres
La plus belle et la plus célèbre édition des Œuvres de Rabelais du Siècle des Lumières.
Très bel exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque.
3 volumes in-4, maroquin rouge, triple filet doré formant encadrement sur les plats, dos à nerfs finement orné, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure en maroquin de l’époque.
250 x 194 mm.
Rabelais. Œuvres de Maître François Rabelais, avec des remarques historiques et critiques de M. le Duchat. Nouvelle édition ornée de figures de B. Picart.
Amsterdam 1741.
La plus belle et la plus célèbre édition du siècle des Lumières.
Elle est ornée « d’un superbe frontispice dessiné et gravé par Folkema ; 1 titre gravé par B. Picart pour les premiers et troisième volumes, 1 fleuron sur le titre de ces deux volumes, 3 gravures topographiques, la figure de la Bouteille, 1 portrait de Rabelais, 12 vignettes et 12 culs‑de-lampes par Bernard Picard et 12 grandes figures par Du Bourg. »
(Cohen, col. 839 à 842.)
« Élève de Sébastien Leclerc, Bernard Picard, né à Paris en 1673, ne tarda pas à se faire une brillante réputation comme dessinateur et comme graveur, grâce une grande facilité d'invention et à une remarquable habileté de main... Le beau Rabelais, avec les notes de Le Duchat, dont les grandes figures sont de son élève Du Bourg, parut après sa mort survenue en 1733. » (Baron Roger Portalis. Les dessinateurs d'illustrations au XVIIIe siècle.)
François Rabelais est né dans le Chinonais en 1483 et mort à Paris en 1553.
« L'univers romanesque rabelaisien offre un système de références unique dans la littérature, mêlant fiction et réalité dans des dimensions spatiales et temporelles hors de toute norme. Ses trois géants, Grandgousier, Gargantua, Pantagruel, sont les derniers rejetons d'une lignée qui compte géants bibliques, géants mythologiques, géants des romans de chevalerie, géants de pure fiction.
Face au monde renaissant, il y a chez Rabelais une volonté de dire le monde dans sa variété, d'amasser les mots de toutes les langues, de tous les dialectes, d'établir des listes de noms de plantes, d'animaux venimeux, des inventions de l'homme, un souci de l'abondance qui se veut aussi prise de possession du monde dans son ensemble, d'un monde où le microcosme, l'homme pour Rabelais, est à l'image du macrocosme. Rabelais a voulu un roman cosmique ».
« Dans cet univers si particulier éclate le rire rabelaisien, symbole de la dignité de l’homme, depuis Aristote qui disait déjà que le rire est le propre de l’homme. Toute l’œuvre de Rabelais condamne les « agélastes », ceux qui ne savent pas rire. La verve comique est aussi attitude d'humaniste ; elle permet, comme le dit Érasme, de faire entrer plus facilement la vérité dans l'esprit ».
Très bel exemplaire relie en maroquin rouge de l’époque.
