La Petite Fadette

Sand, George
Prix : 29 000 €

« Rare et très recherché. Quelques vélin fort » (Clouzot).
Seul exemplaire relié sur vélin fort, cité par Vicaire, provenant des bibliothèques Emile Müller et Colonel Sicklès.

2 volumes in-8 de : I/ (2) ff. et 336 pp., II/ (2) ff. et 271 pp.

Maroquin janséniste bleu nuit, dos à nerf, tranches dorées sur témoins, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, couvertures jaunes conservées. (Cuzin).

220 x 138 mm.

Sand, George. La Petite Fadette, par George Sand.

Paris, Michel Lévy frères, libraires-éditeurs, rue Vivienne, I (Impr. Dondey-Duprey), 1849.

Edition originale du chef-d’œuvre de George Sand.

Clouzot, 245; Carteret, II, 312; Vicaire, VII, 238.

« Rare et très recherché. Quelques vélins fort » (Clouzot).

Splendide exemplaire, l’un des très rares imprimés sur vélin fort, seul grand papier.

De la collection du Colonel Sicklès.

Ce livre appartient à la meilleure époque de l’auteur qui, en retournant dans son Berry natal, avait retrouvé, avec la sérénité de l’esprit, ces thèmes d’une inspiration si simple qui renouvelèrent son art et lui valurent un immense et durable succès. Landry et Sylvinet, fils jumeaux de pauvres paysans, sont très affectionnés l’un pour l’autre et inséparables. Devenu grand, Landry s’éprend de la petite Fadette, fille d’une espèce de sorcière. Tout le monde méprise cette enfant. Landry seul a su découvrir, cachées sous de trompeuses apparences, la naïveté et la pureté de cet être. Les deux jeunes gens dissimulent soigneusement leur amour, car Landry craint particulièrement la jalousie de son frère qui se voit négligé au profit de cette nouvelle affection. Mais Sylvinet découvre leur secret, le révèle à son père qui tente d’abord de mettre obstacle par tous les moyens à l’amour de Landry et de la petite Fadette, mais qui finalement doit consentir à leur union. Cette très mince intrigue tire tout son charme de la délicate et fraîche évocation d’un univers champêtre, que George Sand aime et connaît parfaitement. La fiction poétique se mêle harmonieusement à la réalité dans ce tableau où la nature, rendue avec une grande finesse de touche, et les personnages, jusqu’aux plus humbles, ont une gracieuse fraîcheur.

Précieux et bel exemplaire, le seul relié imprimé sur vélin fort, cité et décrit par Vicaire :

« En maroquin bleu janséniste, tranches dorées, de Cuzin, sur vélin fort ; bibliothèque Émile Müller, vendu 300 F Or soit 6 fois le prix de l’exemplaire Jules Janin appartenant lui aussi au tirage restreint de luxe sur vélin fort ».

Des bibliothèques Émile Müller et Colonel Sicklès, adjugé 90 000 FF avec frais, (14 000 €) il y a 29 ans, enchère record pour l’époque (Réf : Cat Sicklès, 1ère partie (elle réunissait les chefs-d’œuvre littéraires du XIXè siècle), 1989 n° 189).