Le Piccinino
Édition originale du Piccinino de George Sand.
L’exemplaire du prince Dietrichstein, précepteur de l’Aiglon, avec ex-libris manuscrit.
5 volumes in-8 de I/ (2) ff., 515 pp., (2) ff.; II/ (2) ff., 301 pp., (2) ff.; III/ (2) ff., 307 pp.; IV/ 308 pp., (2) ff.; V/ (2) ff., 318 pp., (1) f.
Demi-basane vert foncé à petits coins, plats de cuir de Russie vert, filet or encadrant les plats, dos lisses ornés de filets dorés, titre et tomaisons dorés, tranches jaunes. Reliure de l’époque.
201 x 126 mm.
Sand, George. Le Piccinino.
Paris, Desessart, 1847.
Rare édition originale de cet important roman de George Sand.
Clouzot, 245 ; Vicaire, VII, 231.
« Le Piccinino est un roman de fantaisie, écrit George Sand dans son préambule, qui n’a la prétention ni de peindre une époque historique précise, ni de décrire fidèlement un pays. C’est une étude de couleur, rêvée plutôt que sentie, et où quelques traits seulement se sont trouvés justes comme par hasard. La scène de ce roman pourrait se trouver placée partout ailleurs, sous le ciel du midi de l’Europe… ».
« Une histoire pleine de secrets de famille, passionnante d’un bout à l’autre, agréable à lire grâce au style incomparable de George Sand, très à l’aise avec ‘son brigand’ et la Sicile qu’elle n’avait pourtant jamais visitée » (M. Bourla).
« Le talent d’écrivain de George Sand fut l’un des plus spontanés de notre littérature. Elle a occupé une place très considérable dans la littérature du XIXème siècle. Elle a renouvelé l’idylle, elle a transformé le roman. A égale distance du roman d’aventures et du roman purement réaliste, elle a eu un genre moyen où il entre du romanesque, où il reste de la vérité, où une poésie douce et une sensibilité délicate trouvent leur place et qui pourrait bien être le vrai roman français. Tourgueniev, George Eliot, Dostoïevski l’ont passionnément admirée » (Carteret).
Séduisant exemplaire du Prince Dietrichstein, précepteur de l’Aiglon de 1815 à 1832, dans la reliure caractéristique de sa bibliothèque.
Les 5 volumes portent son ex-libris manuscrit en contregarde de chaque volume.
Le prince Dietrichstein (1775-1864) avait pris le parti de Marie-Louise au sujet de l’éducation du duc de Reichstadt en préconisant une éducation princière qui n’occultât ni l’art militaire, ni la mémoire de son père Napoléon Ier. Après la mort de son élève, le prince Dietrichstein fut notamment directeur de la Hofbibliothek de Vienne.
