Mauprat
Exceptionnel exemplaire de Mauprat, l’un des meilleurs romans de George Sand, conservé dans son éblouissante reliure en plein maroquin de l’époque aux armes mosaïquées du Duc Guillaume de Brunswick.
2 tomes en 1 volume fort in-8 de (2) ff., 311 pp., (2) ff., 249 pp.
Maroquin vert à grain long, plats richement décorés et ornés des armoiries mosaïquées du Duc Guillaume de Brunswick, dos lisse richement orné, grand blason armorié et peint du Duc de Brunswick au centre de la première doublure, tranches dorées.
Reliure en maroquin armorié et mosaïqué de l’époque.
142 X 96 mm.
Sand, George. Mauprat.
Bruxelles, Montagne du Parc, 1837.
L’un des meilleurs romans de George Sand.
Dans cette histoire d’un amour éternel et exclusif, Sand « exprime sa conception idéale de la femme qui loin de se soumettre servilement, transforme radicalement l’être aimé » (Cat. BN, 278).
Mauprat reste un livre capital dans l’œuvre de George Sand et pour Sand elle-même. Ne le donne-t-elle pas à lire à sa fille Solange alors en pension ? Le personnage d'Edmée de Mauprat est l’héroïne parfaite, une femme selon son cœur, celle qui correspond point par point à ses idéaux. D'où vient ce personnage courageux, intelligent, fort, chaste et surtout sans défaillance face aux hommes ?
« Le choix du prénom indique un retour de Sand à 1835, au moment où elle a commencé cette narration en faisant le deuil de sa passion pour Musset. Une lettre du 6 mars 1835 à Madame de Musset tient lieu des adieux qu'elle ne peut pas faire à son amant. Or, la mère du poète se prénomme Edmée. Comment ne pas penser au nom d'Indiana, qui fut celui de la sœur d'Aurélien de Sèze, avant de désigner la première rebelle des héroïnes de Sand ? » (Michèle Hecquet, Mauprat de George Sand, Presses universitaires de Lille, 1990).
Mauprat est le premier roman de mariage heureux écrit par Sand après son procès en séparation et dont il porte les stigmates.
Deux romans surtout doivent à Mauprat. Le premier lui ressemble par son atmosphère d’enfance, d’amour indestructible, de répétition et de nature sauvage : Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë (1847). Le second par sa lutte violent contre la fatalité de la violence : Quatre-vingt-treize.
« On façonne les plantes par la culture et les hommes par l’éducation ».
Cette idée qu’énonce Rousseau dans L’Emile, George Sand la fait sienne dans Mauprat, roman d’aventure et d’amour, mais aussi roman champêtre et roman d’apprentissage.
Exceptionnel exemplaire conservé dans sa superbe reliure armoriée, mosaïquée et décorée en maroquin de l’époque réalisée pour le Duc Guillaume de Brunswick (1806-1884).
Second fils de Frédéric-Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel (1771-1815) et de Marie de Bade (1782-1808), il est placé sous la tutelle du prince de Galles Georges, également régent du Royaume-Uni et prince de Hanovre, à la mort de son père en 1815. Il devient major dans l'armée prussienne en 1823. En 1830, lorsque son frère aîné, le duc Charles II, est déposé à la suite d'une révolution, il monte sur le trône comme lieutenant-général, avant d'être reconnu en 1831 par la Diète germanique comme duc régnant en vertu de son droit propre, Charles II étant déclaré incapable de régner. Guillaume laisse pour l'essentiel ses ministres gouverner et passe le plus clair de son temps en dehors de ses États ou dans ses possessions personnelles d'Oels. En 1866, Guillaume rejoint la Confédération de l'Allemagne du Nord, dominée par la Prusse. Il fut, dès sa jeunesse, un ardent bibliophile qui revêtait ses exemplaires de reliures magnifiques.
Exemplaire d’une beauté et d’une pureté intérieure peu communes.
