Mont-Revêche
Rare édition originale de Mont-Revêche de George Sand, « une œuvre à clefs et un témoignage sur une certaine façon de vivre au XIXe siècle » (Jean Chalon).
L’exemplaire du prince Dietrichstein, précepteur de l’Aiglon, avec ex-libris manuscrit.
4 volumes in-8 de I/ (2) ff., 315 pp.; II/ (2) f., 307 pp.; III/ (2) f., 308 pp.; IV/ 347 pp.
Demi-basane vert foncé à petits coins, plats de cuir de Russie vert, filet or encadrant les plats, dos lisses ornés de filets dorés, titre et tomaisons dorés, tranches jaunes. Reliure de l’époque.
201 x 124 mm.
Sand, George. Mont-Revêche.
Paris, Alexandre Cadot, 1853.
Rare édition originale de cet important roman de George Sand.
Clouzot, 246 ; Vicaire, VII, 247.
Quand, au printemps 1852, George Sand s'apprête à écrire Mont-Revêche, les dissensions entre l'auteur et sa fille Solange atteignent leur paroxysme. Dans ce débordement, George Sand puise les éléments pour créer l'une des principales héroïnes de Mont-Revêche, Nathalie Dutertre. Ce ne sera pas le seul des éléments très personnels voire autobiographiques, introduits par Sand dans ce Mont-Revêche qui tourne parfois au règlement de comptes familial.
« Nathalie, dans Mont-Revêche, est intelligente et spirituelle, mais raisonne froidement et méchamment. Elle hait la seconde épouse de son père, ourdit contre elle une intrigue qui aura les plus funestes conséquences et que ne réparera pas un repentir tardif » (R. Nagatsuka).
« Le talent d’écrivain de George Sand fut l’un des plus spontanés de notre littérature. Elle a occupé une place très considérable dans la littérature du XIXème siècle. Elle a renouvelé l’idylle, elle a transformé le roman. A égale distance du roman d’aventures et du roman purement réaliste, elle a eu un genre moyen où il entre du romanesque, où il reste de la vérité, où une poésie douce et une sensibilité délicate trouvent leur place, et qui pourrait bien être le vrai roman français. Tourgueniev, George Eliot, Dostoïevski l’ont passionnément admirée » (Carteret).
Le séduisant exemplaire du Prince Dietrichstein, précepteur de l’Aiglon de 1815 à 1832, dans la reliure caractéristique de sa bibliothèque.
Les 4 volumes portent son ex-libris manuscrit en contregarde de chaque volume.
Le prince Dietrichstein (1775-1864) avait pris le parti de Marie-Louise au sujet de l’éducation du duc de Reichstadt en préconisant une éducation princière qui n’occultât ni l’art militaire, ni la mémoire de son père Napoléon Ier. Après la mort de son élève, le prince Dietrichstein fut notamment directeur de la Hofbibliothek de Vienne.
Aucun exemplaire de cette très rare originale n’est répertorié sur le marché public international depuis le début des relevés, il y a plus de 35 ans (ABPC).
