Contes fantastiques

Hoffmann, Ernst Theodor Amadeus

Première édition française des Contes Fantastiques d’Hoffmann.

Cette publication lança la mode du fantastique en France.

Bel exemplaire comprenant les 2 premières livraisons parues en 1830 provenant de la bibliothèque personnelle de la duchesse de Berry.

8 tomes reliés en 8 volumes in-12, demi-veau blond, dos à nerfs ornés de filets et fleurons dorés, étiquette de bibliothèque en queue de dos, tranches jaunes.

Reliure de l’époque réalisée pour la duchesse de Berry.

160 x 98 mm.

Rare première édition française desŒuvres complètes d’Hoffmann.

Il est rare de la trouver complète des 5 livraisons, parues entre 1830 et 1833.

Notre exemplaire comporte les 2 premières livraisons parues en 1830.

La publication fit date : elle lança la mode du fantastique en France. Sa parution déclencha une vive polémique sur les mérites comparés du merveilleux de Walter Scott et du fantastique de Hoffmann. Elle prépara le « public à mieux goûter l'œuvre du conteur berlinois, sur la vie duquel la rumeur publique brode des détails pittoresques ou émouvants. Bientôt c'est un déluge d'imitations, et la vogue du mot ‘fantastique’ est si grande qu'il accompagne toute sorte de productions cherchant simplement à se prévaloir de la nouvelle mode » (Milner).

Ces volumes comprennent notamment les contes suivants : Le Majorat, Maître Martin, Mademoiselle de Scudéry, le choix d’une fiancée, Marino Faliéri, Salvator Rosa, don Juan, etc…

Hoffmann et l'édition française de ses Contes ont profondément marqués le paysage littéraire et musical français dès leur parution.

Son influence fut considérable sur Balzac, Nerval, Gautier, Dumas, Baudelaire ou encore Andersen.

Cette première édition française allait inspirer à Offenbach l’un des chefs-d’œuvre de la musique française, Les Contes d'Hoffmann (1881).

« Concevez une imagination vigoureuse et un esprit parfaitement clair, une amère mélancolie et une verve intarissable de bouffonnerie et d’extravagance, supposez un homme qui dessine d’une main ferme les figures les plus fantastiques, qui rende présentes par la netteté du récit et la vérité dans le détail les scènes les plus étranges, qui fasse à la fois frissonner, rêver et rire, enfin, qui compose comme Callot, invente comme Les Mille et Une nuits, raconté comme W. Scott, et vous aurez Hoffmann » (J.-J. Ampère, 1828).

« Les Contes d’Hoffmann contiennent un élément qui jusqu'alors n'avait pour ainsi dire pas été connu, cet élément, Ampère le nomme le merveilleux ; et c'est sans aucun doute ce que nous appelons le fantastique... Il ne s'agit pas de sorciers, d'apparitions, de diables, il s'agit d'hommes comme tous les autres, qui se trouvent dans des situations quelque peu extraordinaires » (Marcel Breuillac, Hoffmann en France, p. 430).

Bel et précieux exemplaire de ce classique littéraire provenant de la bibliothèque personnelle de la duchesse de Berry

La duchesse de Berry, veuve à 22 ans, vécut à Venise et mourut le 17 avril 1870 au château de Brunsee en Styrie. Cette princesse, aux goûts artistiques très développés, s’était constituée un cabinet choisi de lecture des principaux romans contemporains qu’elle affectionnait particulièrement dans sa retraite autrichienne de Brunsee.

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