Contes fantastiques

Hoffmann, Ernst Theodor Amadeus

Première édition française des Contes Fantastiques d’Hoffmann, traduits par Loève-Weimars. 
Bel exemplaire, grand de marges, de premier tirage.

20 tomes reliés en 10 volumes in-12, demi-chagrin rouge, dos lisses ornés de filets dorés.

Reliure vers 1850.

177 x 110 mm.

Hoffmann, Ernst Theodor Amadeus. Contes fantastiques traduits de l’allemand par M. Loève-Veimars, et précédés d’une notice historique sur Hoffmann par Walter Scott.

Paris, Eugène Renduel, 1830.

Rare première édition française desŒuvres complètes d’Hoffmann.

Vicaire, IV, 160-163.

Il est rare de la trouver complète des 5 livraisons, parues entre 1830 et 1833.

Exemplaire bien complet des 5 publications.

Contrairement à la plupart des exemplaires recensés les premières livraisons sont ici en premier tirage.

Cette première édition française des Contes d’Hoffmann traduits par Loève Veimars est illustrée de 3 vignettes gravées de Tony Johannot et d’un portrait gravé de l’auteur.

La publication fit date : elle lança la mode du fantastique en France. Sa parution déclencha une vive polémique sur les mérites comparés du merveilleux de Walter Scott et du fantastique de Hoffmann. Elle prépara le « public à mieux goûter l'œuvre du conteur berlinois, sur la vie duquel la rumeur publique brode des détails pittoresques ou émouvants. Bientôt c'est un déluge d'imitations, et la vogue du mot ‘fantastique’ est si grande qu'il accompagne toute sorte de productions cherchant simplement à se prévaloir de la nouvelle mode » (Milner).

Ces volumes comprennent notamment les contes suivants : Le Majorat, Maître Martin, Mademoiselle de Scudéry, le choix d’une fiancée, Marino Faliéri, Maître Puce, Le Marchand de sable, Salvator Rosa, don Juan, etc…

Hoffmann et l'édition française de ses Contes ont profondément marqués le paysage littéraire et musical français dès leur parution.

Son influence fut considérable sur Balzac, Nerval, Gautier, Dumas, Baudelaire ou encore Andersen.

Cette première édition française allait inspirer à Offenbach l’un des chefs-d’œuvre de la musique française, Les Contes d'Hoffmann (1881).

« Concevez une imagination vigoureuse et un esprit parfaitement clair, une amère mélancolie et une verve intarissable de bouffonnerie et d’extravagance, supposez un homme qui dessine d’une main ferme les figures les plus fantastiques, qui rende présentes par la netteté du récit et la vérité dans le détail les scènes les plus étranges, qui fasse à la fois frissonner, rêver et rire, enfin, qui compose comme Callot, invente comme Les Mille et Une nuits, raconté comme W. Scott, et vous aurez Hoffmann » (J.-J. Ampère, 1828).

Les Contes d’Hoffmann contiennent un élément qui jusqu'alors n'avait pour ainsi dire pas été connu, cet élément, Ampère le nomme le merveilleux ; et c'est sans aucun doute ce que nous appelons le fantastique... Il ne s'agit pas de sorciers, d'apparitions, de diables, il s'agit d'hommes comme tous les autres, qui se trouvent dans des situations quelque peu extraordinaires (Marcel Breuillac, Hoffmann en France, p. 430).

Bel et précieux exemplaire, de premier tirage, de ce classique littéraire.

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