Études de Mœurs au XIXe siècle
Édition originale du premier essai de La Comédie Humaine en reliure uniforme de l’époque.
Le fameux exemplaire relié pour la duchesse de Berry, d’une grande pureté, avec l’ex-libris de son château de Brunsee.
Eugénie Grandet et Les Illusions perdues paraissent ici pour la première fois.
Ensemble 12 volumes in-8, demi-veau havane à coins, dos à nerfs ornés, pièces de titre et de tomaison en maroquin bleu, tranches jaspées. Reliure de l’époque réalisée pour la duchesse de Berry.
192 x 124 mm.
Balzac, Honoré de. Études de Mœurs au XIXe siècle.
Scènes de la vie privée, avec une introduction… par Félix Davin.
Paris, Madame Charles Déchet, 1834-1835, 4 volumes in-8.
I/ (2) ff., 401 pp., (1) f. de table ; II/ 361 pp., (3) ff. ; III/ (2) ff., 386 pp., (1) f. de table ; IV/ 398 pp., (1) f. de table.
Scènes de la vie de Province.
Paris, Madame Ch. Béchet, 1834-1837, 4 volumes in-8.
I/ contenant Eugénie Grandet : 384 pp., (1) f. de table et (1) f. bl. ; II/ (2) ff. ; 387 pp., (1) f. de table ; III/ (2) ff., 359 pp. ; IV/ (2) ff., 357 pp., (1) f. de table.
Scènes de la vie parisienne.
Paris, Madame Ch. Béchet, 1834-1835, 4 volumes in-8.
I/ 339 pp.; II/ (2) ff., 366 pp., (1) f. de table ; III/ (2) ff., 349 pp., (1) f. de table; IV/ 390 pp. (1) f. de table inconnu des bibliographes.
Édition originale du premier essai de La Comédie Humaine.
Carteret, I, 68-69 ; Vicaire, I, 196-199 ; Clouzot, 21.
« Cette série de 12 volumes des Études de mœurs est fort rare aujourd’hui [… ] Elle est rarissime en belle reliure du temps » (Carteret).
« La réunion de ces 12 volumes forme le premier essai de La Comédie Humaine. De plus en plus recherché. Plus rare encore en reliures uniformes d’époque qu’en reliure modernes avec couvertures» (Clouzot).
De nombreux romans de Balzac paraissent donc ici en édition originale, certains sous un titre différent de leur titre définitif : notamment Eugénie Grandet et le premier volet des Illusions perdues, mais aussi Le contrat de mariage, La Recherche de l’absolu, La Femme abandonnée, La Grenadière, L’illustre Gaudissart, La Vieille fille, Les Marana, Ferragus, La duchesse de Langeais, La Fille aux yeux d’or.
Précieux exemplaire, conservé dans sa reliure de l’époque réalisée spécialement pour le cabinet de lecture privée de la duchesse de Berryau château de Brunsee,de grande pureté (quelques menues rousseurs aux volumes 5 et 6, et sur 4 ou 5 feuillets des dix autres volumes).
Marie-Caroline-Ferdinande-Louise de Bourbon-Sicile (1798-1870) épousa le 17 juin 1816, le duc de Berry, second fils du futur Charles X, qui fut assassiné le 13 février 1820. La duchesse de Berry, veuve à 22 ans, essaya en 1832 de fomenter en Vendée un soulèvement légitimiste qui échoua ; elle fut enfermée dans la citadelle de Blaye ; elle mourut le 17 avril 1870 au château de Brunsee en Styrie. Cette princesse, aux goûts artistiques très développés, avait constitué dans son château de Rosny une luxueuse bibliothèque remarquable tant par le choix des éditions que par la richesse des reliures, puis, elle s’était constituée un cabinet choisi de lecture des principaux romans contemporains qu’elle affectionnait particulièrement dans sa retraite autrichienne de Brunsee : Balzac, Dumas, Sue, etc.
