L'Année terrible
Edition originale de L’Année terrible, cet « ouvrage capital » (Carteret).
Très bel exemplaire, sur Hollande, grand de marges, conservé broché, non coupé, tel que paru,
provenant de la bibliothèque du président Georges Pompidou.
Grand in-8 de (4) ff., 427 pp.
Broché, non coupé, étui de demi-maroquin rouge et emboîtage de cartonnage marbré bordé du même maroquin. Brochure de l’éditeur.
242 x 155 mm.
Carteret, I, 423-424 ; Clouzot, 151 ; Talvart, IX, p. 46, n°71 a.
L’un des 150 sur vergé de Hollande (numéroté 108), seul grand papier avec 25 exemplaires sur Chine.
L'ouvrage s'ouvre par une courte préface datée d'avril 1872 dont les dernières lignes sont empreintes d'espoir : « Le moment où nous sommes passera. Nous avons la république, nous aurons la liberté ».
« Dans le cycle de ses grandes commémorations patriotiques, Hugo évoque la chute du second Empire et l’avènement de la troisième République, instant décisif où la France s’élance à nouveau vers la liberté. Du mois d’août 1870 au mois de juillet 1871, la nation connaît la honte de l’esclavage et voit la défaite de son armée, la lutte des partis politiques. Mais ses martyrs et ses exilés lui montrent le chemin de la gloire : celui qui mène à la fraternité des peuples et à l’union latine. Toute l’histoire de ce temps est passée en revue dans un style fougueux et puissant qui porte la marque de l’auteur. Dans l’ensemble, ce recueil rappelle des mois de douleur, de sang et d’horreurs, fruits d’une confiance aveugle et de la tyrannie. Sur Napoléon III et sur ceux qui, après lui, ont tenté de rétablir le pouvoir absolu retombe la responsabilité de tant de souffrances et de morts. Après avoir voué à l’exécration le vieux monde croulant, l’« Épilogue » souligne le sens hautement civique et politique du livre consacré à la renaissance
de la civilisation » (Dictionnaire des Œuvres).
Hugo, qui dédie ce livre « A Paris, capitale des peuples », y exalte la France martyre, mais éternel défenseur du « droit des hommes », l’héroïsme de « ceux qu’on foule aux pieds » et dénonce la « bêtise de la guerre ». Exilé depuis vingt ans, il était rentré à Paris le 5 septembre 1870, plus que jamais engagé dans le combat contre l’injustice et contre toutes les tyrannies.
TRÈS BEL EXEMPLAIRE, À TOUTES MARGES, CONSERVE BROCHE, NON COUPE, TEL QUE PARU, PROVENANT DE LA BIBLIOTHÈQUE DU PRÉSIDENT Georges Pompidou (ex-libris).
