Les Travailleurs de la mer

Hugo, Victor
Paris, Librairie internationale, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1866.

« A M. Ph. Burty Victor Hugo ».

Le bel exemplaire Philippe Burty cité par Vicaire, avec double envoi autographe signé de l’auteur et relié au chiffre de Philippe Burty.

Édition originale des Travailleurs de la mer de Victor Hugo.

3 in-8 de : I/ VIII et 328 pp. ; II/ (2) ff., 327 pp. ; III/ (2) ff., 279 pp.
Demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs ornés à froid, monogramme doré en queue de dos, exemplaire non rogné, têtes dorées. Reliure de l’époque.

235 x 150 mm.

Hugo, Victor. Les Travailleurs de la mer.
Paris, Librairie internationale, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1866.

Édition originale des Travailleurs de la mer de Victor Hugo.

Exemplaire de Philippe Burty avec double envoi, relié à son chiffre.
Carteret, I, 422 ; Vicaire, IV, 336-337.

Selon Vicaire et Carteret, cette édition parisienne est la véritable originale, tandis que Michaux lui préfère celle de Bruxelles ; Clouzot, lui, affirme, que les deux sont originales.

Le 2 janvier 1866, il écrit à Auguste Vacquerie : « J'ai la conscience de n'avoir rien fait qui dépasse ce livre ».

Cette fresque sur fond marin est très attendue, avant même sa publication. En effet, deux propriétaires de journaux de l'époque, Hippolyte de Villemessant et Moïse Polydore Millaud demandent à Hugo de publier ce roman en feuilleton dans leurs journaux respectifs : L'Événement et Le Soleil. Millaud offre la somme de 500 000 francs à l'auteur, qui refuse. Il décide de contourner le poète pour s'adresser à son éditeur, Lacroix qui, lui accepte, et la diffusion du feuilleton des Travailleurs de la mer débute dans Le Soleil à partir du 17 avril 1866. Après avoir également essuyé un refus de la part d'Hugo, Villemessant riposte en offrant le livre en volumes aux acheteurs de L'Événement et aussi à ceux de la revue Le Soleil.

« Rarement Hugo est parvenu, dans certains passages du livre, à une telle puissance d’évocation, à une pareille splendeur dans les descriptions, la couleur, la vigueur et l’exactitude du trait, l’émotion du peintre contribuant à donner à cette œuvre, parois forcenée, un réel pouvoir d’incantation » (Dictionnaire des Œuvres).

Exemplaire cité par Vicaire, enrichi de deux envois autographes signés, sur feuillets de papier bleu montés en tête des tomes I et II : « A M. Ph. Burty Victor Hugo ».

Ecrivain, critique et collectionneur, Philippe Burty (1830-1890) contribua à l'émergence du japonisme (terme qu’il aurait inventé en 1872) ainsi qu’à la renaissance de l’eau-forte et du livre illustré ; il fut un soutien indéfectible des impressionnistes.
Personnalité exaltée, héraut de la modernité, républicain convaincu et pugnace, auteurs d’études et d’articles affutés sur l’art et les artistes de son temps, Burty fut un grand admirateur des Romantiques, notamment d’Eugene Delacroix dont il est l’un des exécuteurs testamentaires, et de Victor Hugo avec qui il entretint une correspondance régulière.

Bel exemplaire, grand de marges, avec une belle provenance.

Il est cité par Vicaire : « en demi-maroquin vert foncé, têtes dorées, ébarbés, avec envoi d’auteur, 15 fr. Ph. Burty ».

Vendu