Les Rêveries du Promeneur Solitaire
Très rare première édition séparée des Rêveries du promeneur solitaire.
Exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.
In-12 de (2) ff., 226 pp.
Demi-veau marbré, plats de papier moucheté, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre en maroquin rouge. Reliure de l’époque.
166 x 95 mm.
Rousseau, Jean-Jacques. Les Rêveries du Promeneur Solitaire.
Genève, 1782.
Très rare première édition séparée des Rêveries du promeneur solitaire.
Les Rêveries avaient d’abord paru à la suite des Confessions la même année.
Dufour, 351 ; Tchemerzine, V, 562.
« Il en a été fait la même année une très rare édition séparée » (Tchemerzine).
« Cette édition, la première avec un grand titre daté, n’est pas mentionnée dans les notes de Th. Dufour ».
Les Rêveries sont le dernier ouvrage autobiographique composé par Rousseau.
“It ends with a last entry written in 1778, the year he died. Here again he turns his attention inward, this time producing a book that is wholly delightful to read. The work is cast in the form of Ten Walks, during which the author explores his own soul in a spirit of resignation. Whereas the Confessions is about Rousseau's experience of the world, the Rêveries is about Rousseau's contemplation of himself. Having found how difficult it is to achieve self-knowledge, he decides to concentrate on the search for that alone discarding the aim of instructing or edifying the public or refuting the libels of his enemies” (M. Cranston, The Solitary Self. Jean Jacques Rousseau in exile and adversity, pp. 184-186).
“It is one of his most beautiful works. It initiates the literature of contemplation and introspection, especially the experience and psychology of reverie. Through the Confessions and the Rêveries, Rousseau led the way to the hypertrophy of the self that characterizes Romanticism and all its anarchic varieties in the nineteenth and twentieth centuries” (Lester Crocker, p. 348).
Les 10 Promenades qui composent les Rêveries ont été écrites au jour le jour, sans ordre préétabli, au hasard des rencontres, des méditations, des souvenirs.
On n'en finirait pas d'énumérer les œuvres où l'influence du Rousseau des Rêveries fut déterminante.
C'est elle qu'on retrouve chez Son disciple le plus direct, Bernardin de Saint-Pierre ; c'est elle qui détermine Chateaubriand à écrire René.
Tous les poètes romantiques français subirent l’influence de Rousseau, depuis les Méditations poétiques de Lamartine aux Feuilles d’Automne de Victor Hugo.
Exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.
Provenance : Emile Saugy, Morges, avec cachet de bibliothèque et ex-libris manuscrit.



