Clovek Zahrada Sira
« En 1950 Kundera est exclu du parti communiste ; c’est à cette époque que parait son premier recueil de poèmes » (N. Biron).
Très rare édition originale du premier ouvrage de Kundera.
Bel exemplaire de cette très rare originale de Kundera conservé dans sa brochure d’éditeur, tel que paru.
In-12 de 69 pp., (1) f., brochure de l’éditeur illustrée en rouge et noir par Bohdan Lacina.
213 x 136 mm.
Kundera. Clovek zahrada sira.
Ä eskoslovenský spisovatel, (Prague), 1953.
Très rare édition originale du premier ouvrage de Kundera.
Son premier livre, L'Homme, ce vaste jardin (Člověk zahrada širá), est un recueil de 24 poèmes lyriques dans lequel Kundera essaie d'adopter une attitude critique face à la littérature dite de « réalisme socialiste ».
« L’Homme, ce vaste jardin suscitera la polémique, la critique officielle reprochant à l’auteur son individualisme et son hostilité cachée envers le parti. Ce que suggère Kundera dans le recueil c’est qu’existe une autre esthétique révolutionnaire que celle du Kremlin… Le réalisme socialiste importé de Russie m’indisposait. Ayant d’autres images de l’art du socialisme, je m’employais à les faire reconnaître » »
(J. D. Brierre).
« S'élevant contre l'esthétique rigide et l'optimisme de rigueur, Kundera y plaidait pour une conception plus ouverte de l'art socialiste et revendiquait le droit à la tristesse, à l'érotisme, à une forme plus libre. Peut-être pressentit-il déjà que rien n'est plus éloigné de la réalité que le réalisme dit socialiste - proposition qu'il développa jusqu'au grotesque dans “La vie est ailleurs”. Bien qu'il se soit efforcé de rester dans le cadre des moyens littéraires légalement admis, il fut accusé d'individualisme et l'opuscule suscita des critiques violentes » (A. Durand).
« Nous nous accorderons avec Holt Meyer sur le fait que les textes de jeunesse de Kundera sont importants pour comprendre l’évolution littéraire de l’auteur, pour mieux saisir le sens de son œuvre, pour apprécier les moyens littéraires utilisés. Ces textes ne sont disponibles qu’en tchèque.
Kundera ne cherche pas un ennemi extérieur (le petit bourgeois), mais un ennemi intérieur qu’il débusque dans les discours figés. La sensibilité de Kundera, son agacement face à une expression creuse, maniérée mais aussi grégaire deviendront des caractéristiques constantes de sa pensée et constitueront un thème récurrent dans ses œuvres ultérieures. Dans son premier recueil de poésies Člověk zahrada širá (L'Homme, ce vaste jardin), sa critique prend pour cible les belles phrases creuses. Il compare les communistes qui s’expriment dans le jargon du Parti à des « prêtres obscurs » qui « étouffent la flamme de la joie sous le souffle glacé des slogans et des ordres ». Une étude rigoureuse des premiers écrits de Kundera permettrait d’ailleurs de montrer la cohérence de son œuvre, son évolution ainsi que sa consistance » (J. Ceska).
Bel exemplaire de cette très rare originale de Kundera conservé dans sa brochure d’éditeur, tel que paru.
