La Farce de Maistre Pierre Pathelin
« La Farce de Maistre Pathelin est la seule farce qui trouve grâce auprès d’une élite intellectuelle qui, au XVIe siècle, ne jure que par Plaute et par Térence » (François Roudaut).
L’exemplaire de la marquise de Pompadour relié à ses armes.
Très belle provenance pour ce chef-d’œuvre de la littérature du XVe siècle.
In-12 de (7) ff., 147 pp.
Veau moucheté, triple filet doré encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre en maroquin rouge, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque.
157 x 97 mm.
[Pathelin, Maistre]. La Farce de Maistre Pierre Pathelin, avec son testament à quatre personnages. Nouvelle édition.
Paris, Antoine-Urbain Coustelier, 1723.
L’exemplaire de la marquise de Pompadour relié à ses armes.
Nouvelle édition publiée dans la collection des anciens poètes françois de Coustelier.
Elle a été faite sur un exemplaire corrigé de la main de La Monnoye de l'édition de la veuve Bonfons, s.d. (vers 1545).
« La Farce de Maistre Pathelin est la seule farce qui trouve grâce auprès d’une élite intellectuelle qui, au XVIe siècle, ne jure que par Plaute et par Térence. Charles Estienne en reconnaît, en 1548, l’habileté de la composition et, au début du XVIIe siècle, l’historien Etienne Banquier accorde à cette pièce l’honneur d’être rangée parmi les comédies latines, Grecques et italiennes, en raison, dit-il, de la complexité des personnages, de la justesse des situations et de l’habileté des discours.
La critique a souligné dans cette farce la richesse de la langue, la souplesse de la rime, le comique des mots et l’importance des jargons (courants aux XVe et XVIe siècles) qui créent un climat « carnavalesque » » (François Roudaut).
Au Moyen Age la farce est une petite comédie qui met en scène un épisode comique de la vie privée de la bourgeoisie, des clercs et des paysans. La farce de Pathelin, pleine de verve et de couleur, est le chef-d’œuvre du théâtre comique avant Molière.
Bel et précieux exemplaire contenant les trois ballades qui n’ont été jointes qu’à quelques exemplaires en reliure de l’époque aux armes de la Marquise de Pompadour, provenance séduisante qui rappelle le goût de la favorite de Louis XV pour la littérature française.
« La marquise faillit, avec ses beaux yeux, faire mourir d’amour le roi Louis XV. Elle en profita pour soutenir les arts » (Didier Jacob).
« La langue française, grâce à Boileau, à Racine et aux écrivains de notre siècle, est le seul idiôme étranger que les Russes aient adopté. Catherine parle, dit-on, cette langue avec une grande pureté » disait fièrement Madame de Pompadour dans ses Mémoires (1830, t. I, p. 229).
L’exemplaire est mentionné dans le catalogue de la bibliothèque de Madame de Pompadour (1765) sous le n° 798.



