Le Caresme prenant, et les jours gras de Tabarin & d’Ysabelle

Prix : 1 500 €

Édition bibliophilique tirée à 62 exemplaires.

Provenances prestigieuses : Edouard Moura ; Rob de Billy.

In-8 de 14 pp., (2) ff. bl., 16 pp. Maroquin janséniste rouge, dos à nerfs, filets or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée Hardy Mesnil.

170 x 107 mm.

Le Caresme prenant, et les jours gras de Tabarin & d’Ysabelle. Discours remply de questions, demandes et subtilitez extraordinaires et Tabariniques. Ensemble un petit Compendium de ses rencontres, plaisanteries, & farces ordinaires assaisonnées, & faonnées à la sauce de ses inventions…
[Paris, Auguste Veinant et Jannet], 1622 [Crapelet, rue de Vaugirard, 12 février 1850].

Suivi de : Les iustes plaintes su Sieur Tabarin. Sur les troubles et divisions de ce temps. 
1621.

Précieuse édition bibliophilique tirée à 62 exemplaires.

« Cette facétie, fortement inspirée de sel tabarinique, doit être fort rare, puisqu’elle est restée inconnue à l’auteur des Plaisantes Recherches d’un homme grave sur un farceur, qui n’a pas non plus mentionné un autre opuscule du même genre qui sera incessamment publié.
Pendant quelques années, Tabarin eut assez de vogue à Paris pour qu’on puisse affirmer que ce farceur en plein vent excita la verve plus ou moins joyeuse des beaux esprits de son temps. Leurs écrits, composés en général de quelques feuillets, ne pouvaient avoir qu’une existence très éphémère ; aussi en est-il peu qui soient parvenus jusqu’à nous.

Tant d’éléments concourent à l’anéantissement des pièces originales qu’il faut désirer que celles qu’on découvre par hasard soient reproduites à petit nombre, ne fut-ce que pour sauver le texte d’une entière destruction.
En terminant Le Caresme-prenant, l’auteur annonce la publication très prochaine d’un livre plus gros, où l’on verra toutes les plaisanteries de Tabarin, gaillardement descrites. Il s’agit vraisemblablement du Recueil general des œuvres Tabariniques, dont il fut peut-être le père. Quoiqu’il en soit, si l’auteur est encore ignoré aujourd’hui, on doit inférer de la citation ci-dessus que la première édition du Recueil est bien de 1622.
Quant à la chanson qui termine la réimpression du Carême-prenant, elle est extraite du Cabinet des Chansons plaisantes et recreatives, publié à Paris en 1631. Comme elle rentre absolument dans le sujet qui nous occupe et qu’elle est fort peu connue, nous avons pensé que ce pouvait être ici sa place. »