Le Roman de la Rose

Lorris, Guillaume de - Meung, Jehan de
Prix : 4 500 €

« Le Roman de la Rose fut le premier « classique » français ; il est le roman médiéval par excellence » (C. Marchello-Nizia, En français dans le texte).

Élégant manuscrit du Roman de la Rose calligraphié au XVIIIe siècle d’après l’édition parisienne donnée par Guillaume Le Bret en 1538.

Du château Dampierre des ducs de Luynes.

In-folio de (1) f., XVIII pp., 673 pp., (2) ff., 43 pp., 17 pp., 24 pp., 64 pp., manuscrit calligraphié à l’encre brune.
Veau fauve, filets à froid encadrant les plats, dos à nerfs richement orné, pièce de titre en maroquin rouge, étiquettes de bibliothèque, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches rouges. Reliure de l’époque.

295 x 200 mm.

Lorris, Guillaume de. Meung, Jehan de. Le Roman de la Rose.
Suivi de : Procès criminel fait à François Ravaillac, 1610, 43 pp.
Suivi de : Testament de Louis XIV, 17 pp.

Élégant manuscrit du Roman de la Rose, calligraphié au XVIIIe siècle d'après l'édition parisienne donnée par Guillaume Le Bret en 1538.

Il occupe les 673 premières pages d'un Recueil de pièces manuscrites contenant à la suite : Procès criminel fait à François Ravaillac ; Testament du roy Louis XIV…

Roman d’amour et quête initiatrice courtoise, Le Roman de la Rose fut écrit au début du XIIIe siècle par Guillaume de Lorris ; une quarantaine d’années plus tard, près de 18 000 vers de Jean Clopinel, natif de Meung sur Loire complétèrent le poème et contribuèrent à son immense popularité.
Cet ouvrage qui exerça une influence considérable sur toute la littérature française, est le récit allégorique d’un amour pour un bouton de rose.
Le Roman de la Rose connaît un énorme succès, rapide et durable, devenant l’œuvre la plus célèbre du Moyen Âge, avec quelque 250 copies manuscrites connues. Dès les années 1290, Gui de Mori remanie le Roman de la Rose dans un sens chrétien. L’ouvrage a également fait l’objet de deux moralisations : Evrard de Conty, dans le Livre des échecs amoureux, vers 1400, puis Jean de Molinet et sa réécriture du Roman de la Rose, vers 1500, ont chacun donné, à cent ans d’intervalle, leur propre interprétation de l’œuvre de Guillaume de Lorris et de Jean de Meung.

« Le Roman de la Rose fut le premier « classique » français. Lu, copié, cité, glosé, admiré sans cesse au long des siècles, il est le roman médiéval par excellence » (C. Marchello-Nizia, En français dans le texte, 18).

Ce beau manuscrit du roman de la rose est suivi du manuscrit du Procès criminel fait à François Ravaillac, 1610, 43 pages et du Testament du roi Louis XIV en 17 pages.

L’assassinat d’Henri IV par Ravaillac a longtemps alimenté des polémiques dues tant à la grande popularité du « bon roi Henri » qu’aux mystères entourant le parcours de son meurtrier. Le roi Henri IV demeure, en effet, aujourd’hui encore le symbole d’une période de prospérité économique et sociale du pays, succédant à plusieurs décennies d’incertitudes et de désordres.
Ravaillac par deux fois frappe le roi, un flot de sang jaillit de sa bouche. Henri IV mourra dans le petit cabinet de la reine. Sur ordre du duc d'Epernon, Ravaillac est conduit à l'hôtel de Retz, puis le 15 mai 1610 à la Conciergerie. Lors de son procès, il déclara " Les sermons que j'ay ouys, ausquels j'ay appris les causes pour lesquelles il estoit necessaire de tuer le roy". Qui avait donc prononcé ces sermons ? On chercha à savoir s’il avait agi seul, soumis au supplice des brodequins, il n'avoue aucune complicité, mais le bruit court que la reine soucieuse d'éviter la guerre serait impliquée. La rapidité de l'exécution du régicide prouve la crainte de révélations. Ravaillac est accusé de crime de lèse-majesté commis sur la personne du défunt roi Henri IV.

Bel exemplaire en reliure de l’époque renfermant d’importants manuscrits littéraire et historiques rassemblés par les ducs de Luynes.

Provenance : bibliothèque des ducs de Luynes, Château de Dampierre.