Le Mendiant ingrat

Bloy, Léon

L’un des journaux d’écrivains les plus fascinants et les moins connus.

Edition originale ; l’un des 10 exemplaires de tête sur Japon numérotés et signés par l’auteur.

Exemplaire enrichi de nombreux brouillons autographes de Léon Bloy et d’un bel et long envoi de l’auteur à son ami René Martineau.

Fort in-8 de (1) f., 447 pp., (2) ff.

Demi-maroquin rouge à coins, filet doré, dos à nerfs, tranche de tête dorée, exemplaire non rogné. Reliure de l’époque de Bretault.

230 X 153 mm.

Edition originale.

L’un des 10 exemplaires de tête sur Japon numérotés et signés par l’auteur, devenus introuvables.

Notre exemplaire porte le numéro 8.

Exemplaire enrichi de nombreux brouillons autographes de Léon Bloy et d’un bel et long envoi de l’auteur à son ami René Martineau.

Après une interruption de vingt-six ans, Léon Bloy (1846-1917) reprit son Journal en 1892.

Il le tint régulièrement jusqu’à sa mort.

Son seul souci est de présenter de la façon la plus parlante, avec tout le relief nécessaire, l’histoire de sa vie d’homme misérable toute mêlée à l’histoire de ses travaux et de ses pensées. Il consigne dans ses carnets et reproduit dans le Journal imprimé les petits faits quotidiens, pourvu qu’ils soient significatifs, aussi bien que ses découvertes spirituelles, des remarques sur ses lectures, des extraits de sa correspondance… Le pamphlétaire, l’homme de douleur et le contemplatif s’expriment également dans ces pages, où le cri est plus fréquent que l’analyse de soi dont sont coutumiers les auteurs de journaux intimes.

Il n’y a guère dans toute la littérature autobiographique de livre aussi déchirant que ce Mendiant ingrat au titre provocant. Mais il n’y en a pas non plus qui réussisse mieux à retenir, dans un langage incomparable de beauté, les illuminations spirituelles et les mouvements d’adoration d’une âme profondément mystique.

Bloy, grand exalté du symbolisme universel, se reconnaît à la lecture d’une seule de ses lignes, même dans ses lettres. On sait ses excès de langage, son goût de l’hyperbole, ses visions mystiques, son intransigeance religieuse, la puissance de son verbe, son style tellurique, son tempérament apocalyptique, ses éclats et son sens du comique.

L’un des journaux d’écrivains les plus fascinants et les moins connus.

Bel exemplaire, l’un des 10 sur Japon, enrichi de plusieurs brouillons autographes

Vendu