Les Bijoux indiscrets
Exceptionnel exemplaire des Bijoux indiscrets, le roman libertin de Diderot, relié en élégant maroquin rouge de l’époque, condition rarissime.
Paris, 1748.
2 tomes en 1 volume in-12, de (4) ff, 288 pp., 1 frontispice et 4 figures ; (2) ff., 332 pp. et 2 figures.
Maroquin rouge, triple filet foré encadrant les plats, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure en maroquin de l’époque.
165 X 98 mm.
Diderot, Denis. Les bijoux indiscrets. Tome Premier [Second].
Au Monomotapa S.d. (1748),
L’une des deux éditions des Bijoux indiscrets qui se disputent, selon les bibliographes, le titre « d’édition originale ».
Adams, BI3.
Tchemerzine et David Adams donnent la préférence à l’édition de 1748 en 370 et 420 pages sans certitude aucune : « nous préférons l’édition en 370 et 420 pages que nous estimons être l’originale ».
F. Moureau penche pour la présente édition de 1748 en 288 et 332 pages dont un exemplaire porte les corrections manuscrites de Diderot (p. 218-222, K iv – K 3v).
En octobre 1747, Diderot est chargé avec d’Alembert de la direction de l’Encyclopédie. Le roman des Bijoux indiscrets paraît en janvier 1748. Diderot n’ose signer cette œuvre très osée qu’il regretta, par la suite, d’avoir écrite.
Le roman n’est qu’un prétexte à une description sans concession de la société mondaine et libertine de l’époque.
Louis XV est aisément reconnaissable sous les traits du sultan et la marquise de Pompadour, sous les traits de la favorite. La capitale est Paris, les personnages sont les courtisans.
Excellent dans sa composition d’alertes croquis de mœurs, Diderot, sous un aspect très libertin aborde de façon pertinente et personnelle différents sujets de controverse du temps.
Evoquant ainsi le sujet de la réforme du théâtre d’opéra et de comédie, il prend parti dans la « querelle des Anciens et des Modernes ».
« Il s’agit de l’œuvre de Diderot où perce le plus le pessimisme des Lumières naissantes. Y sont aussi en germe les principales idées esthétiques du romancier et les causes qu’il ne cessera plus de défendre : le combat contre les vocations forcées, l’éloge de la liberté sexuelle, considérée comme seule garante de la fidélité amoureuse ».
Cette édition est illustrée de 6 figures à pleine page, certaines légères, d’autres très curieuses, d’un frontispice et de deux fleurons sur les titres.
Précieux exemplaire conservé dans son exceptionnel maroquin rouge de l’époque, cette édition ne se trouvant d’ordinaire qu’en basane ou veau de l’époque.





