Corinne ou l'Italie.
Corinne relié aux armes de la Duchesse de Berry (1798-1870), exemplaire associant deux héroïnes du XIXe siècle.
3 volumes in-12 de: I/ (2) ff., 309 pp., (1) p.; II/ (2) ff., 337 pp., (1) p.; III/ (2) ff., 349 pp., (1) p.
Demi-maroquin vert, filet doré sur les plats, armoiries dorées au centre, dos à faux-nerfs finement ornés de filets et motifs dorés, tranches jaspées, dos très légèrement insolés, petite tache à l’angle inférieur d’un plat. Reliures armoriées de l’époque.
170 x 100 mm.
STAEL, Madame de. Corinne ou l’Italie. Sixième édition, revue et corrigée. Tome premier, second, troisième.
Paris, Nicolle, 1817.
3 volumes in-12 de: I/ (2) ff., 309 pp., (1) p.; II/ (2) ff., 337 pp., (1) p.; III/ (2) ff., 349 pp., (1) p.
Demi-maroquin vert, filet doré sur les plats, armoiries dorées au centre, dos à faux-nerfs finement ornés de filets et motifs dorés, tranches jaspées, dos très légèrement insolés, petite tache à l’angle inférieur d’un plat. Reliures armoriées de l’époque.
170 x 100 mm.
Rare édition « publiée l’année même de la mort de Madame de Staël revue, corrigée et augmentée » (Longchamp, 74).
Édition inconnue de Vicaire et de Clouzot. Ce dernier mentionne qu’il fallut attendre l’année 1839 pour que soit imprimé la première édition de Corinne au format in-12 (Clouzot, 255).
Précieux exemplaire de la Duchesse de Berry de l’un des deux grands romans de Germaine de Staël, cette célèbre femme de lettres, fille de Necker, qui joua un grand rôle dans la Révolution.
« Corinne, roman, né d’un voyage en Italie et de l’amitié de Madame de Staël pour le jeune diplomate Pierre de Souza Holstein, fut pour toute une génération romantique et passionnée le livre de l’idéal et de l’amour » (Dictionnaire des Œuvres).
Lord Oswald Nevil, malade moralement et physiquement, voyage en Italie durant l’hiver 1794-1795 pour se distraire. Il fait, à Rome, la connaissance de Corinne, célèbre poétesse, au moment de son couronnement au Capitole ; il est séduit par ses dons brillants et son charme personnel. L’idylle se précise, et les sentiments des héros se révèlent au cours de leurs flâneries dans les domaines de l’art et de l’esprit. L'ouvrage comporte deux parties. La première, riche en descriptions, révéla l'Italie aux Français au moment où les conquêtes napoléoniennes favorisaient leur venue dans la péninsule. L'autre partie décrit l'éternel conflit entre la passion et le devoir.
L'hostilité de Napoléon à l’encontre de Madame de Staël lui valut une notoriété certaine.
Elle visita l'Allemagne et L'Italie en compagnie de Benjamin Constant. De retour en Suisse en 1804, elle y tint une cour qui eut une grande célébrité sous l'Empire. Les habitués y étaient Benjamin Constant, Auguste Wilhem Van Schegel, Sabran, Sismondi, Bonstetten, Mathieu de Montmorency, Prosper de Barante, le Prince Auguste de Prusse, Mme Récamier, une foule de gens du monde, de connaissances d'Allemagne et de Genève. Napoléon prenant ombrage de ce succès fit composer une critique sévère de Corinne ou l'Italie.
« Fille de Necker, ministre populaire et célèbre femme de lettres, Madame de Staël était une intelligence d’élite » (Carteret).
Ses contemporains ne tarissent pas d’éloges à son propos, considérant Madame de Staël comme « la femme la plus extraordinaire que l’on ne vit jamais » (Stendhal), « un être à part, un être supérieur tel qu'il s'en rencontre peut-être un par siècle » (Benjamin Constant).
Bel et précieux exemplaire, conservé dans sa fine reliure de l’époque aux armes de laduchesse de Berry (1798-1870).
Veuve à 22 ans, la duchesse de Berry, essaya en 1832 de fomenter en Vendée un soulèvement légitimiste qui échoua. Elle fut enfermée dans la citadelle de Blaye en 1831. Elle mourut le 17 avril 1870 au château de Brunsee en Styrie. Cette princesse, aux goûts artistiques très développés, s’était constituée un cabinet choisi de lecture des principaux romans contemporains qu’elle affectionnait particulièrement dans sa retraite autrichienne de Brunsee : Balzac, Dumas, Sue, etc.
Si sa bibliothèque comportait un certain nombre de volumes, les exemplaires portant ses armes frappées or au centre des plats sont rares et recherchés.
