Léonille. Nouvelle
Rare édition originale du meilleur ouvrage de Marguerite de Lubert (1702-1785) que Voltaire appelait « Muse et Grâce ».
Bel et précieux exemplaire conservé dans sa fine reliure en maroquin rouge de l’époque.
2 parties en 2 volumes in-12 de : I/ (2) ff., 300 pp. ; II/ (1) f., 256 pp., (1) f.
Maroquin rouge de l’époque, filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs finement orné de filets et fleurons dorés, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées.
Reliure de l’époque.
158 X 97 mm.
Lubert, Marie-Madeleine de. Léonille. Nouvelle.
Paris, Pierre-Jean Mariette, 1731.
Nancy, H. Thomas, 1755.
Rare édition originale du meilleur ouvrage deMarguerite de Lubert (1702-1785), proche de Voltaire.
Barbier, I, 3444 ; Quérard, V, 381 ; Conlo, 55 874.
« Ce roman fut accueilli avec faveur et passe pour une des meilleures productions de mademoiselle de Lubert » (E. E. Desplaces).
« Mademoiselle de Lubert a produit un ouvrage plus relevé qu’un simple conte de fées : c’est la nouvelle de Léonille, en deux parties, faisant ensemble plus de 500 pages. Ce petit roman est très agréablement écrit ; et les situations intéressantes qu’il contient, sont rendues avec sentiment et délicatesse » (La Bibliothèque universelle des romans).
Eudoxe et Léontin, amis de toujours, deviennent pères en même temps. Eudoxe, d’un garçon, Floris, et Léontin, d’une fille, qui fut nommée Léonille. La mère de celle-ci mourut en couches, laissant dans le plus grand embarras le père éploré, ne sachant quelle éducation donner à une fille. Face au désarroi de son ami, Eudoxe mit au point un étrange stratagème : échanger leurs enfants. Dès lors, les destins de Floris et de Léonille furent liés à tout jamais.
En considérant l’amusement comme maître mot de son œuvre, Mlle de Lubert va tromper l’esprit du lecteur. Pris au piège de la légèreté du genre, il est contraint, sans s’en apercevoir, de renouveler sa réflexion politique.
Sous la satire merveilleuse, la cour devient un microcosme mortifère, et la critique s’étend même jusqu’au sein des salons précieux. L’auteur nous demande maintes fois d’observer l’Histoire pour en retenir la leçon. Elle provoque chez ses personnages des attitudes philosophiques d’inspiration cosmopolite.
Forte des leçons de politique qu’elle transmet par ses ouvrages, Mlle de Lubert rend la féerie utile à la philosophie.
La préoccupation politique est au centre des réflexions des Lumières et présente manifestement au fil des œuvres de Mlle de Lubert.
Bel et précieux exemplaire conservé dans sa fine reliure en maroquin rouge de l’époque.
Provenance : Bibliothèque Anatole Basseville, avec ex-libris.



