Bélisaire.
Edition originale de Bélisaire, ce roman censuré par la Sorbonne pour ses visées contre Louis XV, puis défendu par Voltaire et d’Alembert.
Très bel exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin aux armes de Gabriel de Sartine.
De la bibliothèque Cortland Bishop.
In-8 de (2) ff., X pp., 340 pp., (3) pp., 1 frontispice et 3 figures.
Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, fleurons d’angle, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs richement orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées.
Reliure de l'époque.
195 x 122 mm.
Marmontel, Jean-François. Belisaire.
Paris, Merlin, 1767.
Edition originale de ce roman censuré par la Sorbonne puis défendu par Voltaire et D’Alembert.
Elle est ornée d’un frontispice et de 3 figures de Gravelot, gravées par Massard, Le Veau, Levasseur et Masquelier.
Tchemerzine, IV, 441 ; Cohen, 378-379.
« Ce livre suscita des admirations et des colères. Catherine II en traduisit elle-même un chapitre. La Sorbonne condamna l’ouvrage, suivie en cela par l’archevêque » (Tchemerzine).
« Rappelons le remarquable Bélisaire de Jean-François Marmontel, roman moral et politique publié en 1767. Cet ouvrage est intéressant à cause des témoignages apportés par l’auteur sur les problèmes d’une brûlante actualité que souleva le siècle des Lumières, et notamment celui de la tolérance religieuse. Le Chapitre XV est, pour cette raison, demeuré célèbre ; il fut traduit en russe par Catherine II, intéressée par ses idées novatrices » (Dictionnaire des Œuvres).
Cohen cite un exemplaire d’exception « en ancien maroquin rouge 700 fr. OR, vente Turner ».
Précieux exemplaire, imprimé sur papier de Hollande, conservé dans sa reliure en maroquin rouge de l’époque aux armes de Gabriel Sartine.
Antoine-Raymond-Jean-Gualbert-Gabriel de Sartine, comte d’Alby (1729-1801) devint lieutenant-général de police en 1759. Ce fut un policier remarquable et un administrateur habile qui organisa le service des pompiers, du nettoyage des rues et de leur éclairage. Nommé conseiller d’Etat en 1767, il quitta la police pour devenir ministre de la marine de 1775 à 1780.
Lettré et bibliophile émérite, il avait rassemblé une très importante collection de livres sur l’histoire de Paris qu’il faisait revêtir de magnifiques reliures.
Provenance : bibliothèques Gabriel de Sartine (armoiries) et Cortland Bishop, avec ex-libris.
