Les Thibault
Très rare exemplaire d’épreuves, en feuilles, avec une dizaine de corrections, sous couverture titrée de la main de Martin du Gard.
In-8 de 355 pp., (1) f., conservé sous couverture de papier kraft titrée à l’encre de la main de Martin du Gard à la date de juillet 1939.
198 x 148 mm.
Martin Du Gard, Roger. Les Thibault. Huitième et dernière partie : Epilogue. Paris, Gallimard, 1939.
« L’un des grands romans de ce temps », « un document humain d’une exceptionnelle valeur ».
Très rare exemplaire d'épreuves, en feuilles et sans couvertures avec un copyright de 1939, sans achevé d’imprimer ni justification de tirage.
Il s’agit de l’état définitif comportant une dizaine de corrections au crayon à papier.
L’édition originale ne sera achevée d’imprimer que le 14 février 1940.
En 1920, Martin du Gard conçoit le plan détaillé d’un vaste roman, cyclique qui s’intitulera Les Thibault. Il y consacre l’essentiel de son temps et quitte Paris pour la Normandie afin de composer au calme une œuvre dont la parution s’échelonnera de 1922 à 1940.
« Une famille, des individus nettement typés, des milieux sociaux divers peints avec une rigueur exemplaire, la présence aussi du romancier à travers les obsessions et les inquiétudes de ses personnages, tout cela transforme le roman en une somme, selon le modèle du roman tolstoïen ».
« L’Epilogue nous transporte en 1918. Antoine, gazé, est en traitement dans une clinique militaire… Antoine rédige son journal. Il y note les progrès du mal, et surtout les amères leçons qu’il a tirées, trop tard, de sa vie… C’est sur cette admirable méditation qui, dans la pensée d’Antoine, constitue le testament destiné à cet enfant en qui se retrouvent toutes les possibilités, toute la grandeur des Thibault, et qui, pour le lecteur, constitue la pathétique et très humaine conclusion de l’œuvre entière que se termine ce livre admirable ».
Martin du Gard dans ce roman, l’un des grands de ce temps, livre au lecteur, au-delà de son propre journal, celui de toute une génération qui avait trente ans en 1914.
En 1937, Martin du Gard reçoit la consécration du Prix Nobel de littérature pour « la force et la vérité artistique de son cycle Les Thibault ».
