Œuvres poétiques

Saint-Gelais, Mellin de

« Première édition collective complète et la meilleure des Œuvres poétiques de ce poète aussi connu et apprécié que Clément Marot, son contemporain » (Rahir).
Très bel exemplaire conservé dans son maroquin à dentelle ancien.
Lyon, 1574

In-8 de (8) ff., 253 pp., (1) f. bl.

Maroquin olive large dentelle dorée au petit fer encadrant les plats, dos à nerfs orné de même, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure ancienne.

154 x 90 mm.

Saint-Gelais, Mellin de. Œuvres poétiques.

Lyon, Antoine de Harsy, 1574.

Seconde édition, en partie originale, longtemps considérée comme l’originale « plus complète que la première,imprimée en caractères italiques » de la plus grande rareté (Rahir).

Tchemerzine, V, 608 ; Barbier, I, n°64 ; Baudrier, Supp., I, p.32, n°8 ; Silvestre, 193 ; Picot, Catalogue Rothschild, I, 630 ; Brunet, V, 46 ; Le Petit, 84 ; Bulletin Morgand et Fatout, 10026 ; Emile Paul, Catalogue de la bibliothèque Herpin, n°69 ; P. Beres, des Valois à Henri IV, n°309.

On ne connaît que 2 exemplaires de la première édition.

« Première édition collective complète et la meilleure de ce poète aussi connu et apprécié que Clément Marot, son contemporain » (Rahir).

« L’édition de 1574 renferme un bien plus grand nombre de pièces que la première. Les feuillets liminaires se composent du titre, d’une épitre à A. de Harsy à Monseigneur Hiérosme Chatillon, président du Parlement de Dombes, de la table, d’un fragment de 10 vers de Clément Marot et de l’extrait du privilège » (Morgand et Fatout).

Le recueil des poésies de Mellin de Saint-Gelais se compose d’un grand nombre d’épîtres, de rondeaux, de ballades, de sonnets, de quatrains, de huitains, de chansons, d’épitaphes, d’élégies…

Ce poète excellait dans l’épigramme et dans la poésie érotique. Il poussa même l’esprit de galanterie jusqu’à faire des vers sur des livres d’Heures, sur un Psautier et sur les tableaux de quelques saints. Mellin de Saint-Gelais aimait beaucoup les plaisirs. Disciple d’Epicure, il peint toute la joie qu’il éprouvait assis à une table bien servie.

Fils naturel d’Octavien de Saint-Gelais, Mellin de Saint-Gelais (1491-1558) fut bien accueilli par François Ier, comblé de faveurs, nommé aumônier du dauphin et « gardien des livres » du roi.

Il devint le poète attitré de la cour et jouit d’une renommée supérieure à celle de Clément Marot.

« Certains auteurs ont prétendu que c’était lui qui avait introduit le sonnet d’Italie en France. » (Rahir).

« Homme indispensable des fêtes et des mascarades, type du bel esprit, capable de faire valoir ses vers par ses talents de luthiste et de chanteur, Saint-Gelais était de grande force dans les pièces de forme concise, au point de se faire craindre de Ronsard lui-même, qui multiplia les efforts pour se réconcilier avec lui et lui dédia même une ode » (Dictionnaire des auteurs).

Il fut le représentant le plus important de la poésie légère dans la première moitié du XVIe siècle.

Précieux et bel exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin à dentelle ancien.

Provenance : Bibliothèque Jacques Dennery (I, 1984, n°182), avec ex-libris.

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