Les Essais de Michel Seigneur de Montaigne.

Montaigne, Michel de
Prix : 15 000 €

L’une des principales éditions des Essais de Montaigne : « Elle l’emporte peut-être sur celle de 1595 » (Brunet).

Exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin du sud de la France, strictement de l’époque, enrichi de 19 corrections manuscrites de Marie de Gournay.

In-folio de (20) ff., 871 pp. (1) p. de privilège, (11) ff. de table plus le frontispice gravé.

Plein maroquin rouge, dos à cinq nerfs orné de doubles filets dorés, pièce de titre de maroquin blond, double filet doré en encadrement des plats, tranches jaspées, rousseurs éparses. Reliure de l’époque.

358 x 222 mm.

Montaigne, Michel Eyquem de. Les Essais de Michel, Seigneur de Montaigne. Edition nouvelle. Exactement corrigée selon le vray exemplaire. Enrichie a la marge du nom des autheurs citez, et de la version de leurs passages, mise à la fin de chasque Chapitre. Auecque la vie de l’Autheur. Plus deux Tables : l’une des Chapitres, & l’autre des principales Matieres.

Paris, Jean Camusat, 1635. Avec Privilège du Roy.

« Edition très importante, donnée par Mlle de Gournay et dédiée au Cardinal de Richelieu. C’est, après celle de 1595, la meilleure édition ancienne de Montaigne » (Tchemerzine, IV, 896).

« Cette édition dédiée au Cardinal de Richelieu, l’emporte peut-être sur celle de 1595, à cause des pièces qui y sont jointes, et parce qu’elle donne la traduction des citations » (Brunet, IV, 1837).

« Sur la fin de sa vie, Richelieu conféra à Marie de Gournay le privilège de fixer une fois pour toutes le texte de Montaigne. Il contribua lui-même à l’impression. Gournay choisit le format imposant de l’in-folio pour mettre en parallèle cet ultime travail de correction avec son premier, l’édition de 1595 : « Sache donc, Lecteur amoureux de ce divin ouvrage, que les seules impressions de L’Angelier depuis la mort de l’auteur t’en peuvent mettre en possession : notamment celle in-folio dont je vis toutes les épreuves et celle-ci sa sœur germaine. » L’édition est donc de nouveau précédée d’une préface. Elle commence comme celle de 1595 mais est pratiquement refaite à nouveau, pour la quatrième fois depuis le Promenoir et les éditions de 1617 et 1625. L’apparat critique se trouve grandement amélioré : les noms figurent en marge, les traductions des citations – fort teintée de pruderie – de chaque chapitre sont renvoyées en leur fin » (Docteur Pottiée Sperry).

« Le jugement qui a été porté sur Montaigne varie naturellement selon les générations et les caractères. Cependant, sous le foisonnement des idées, l'on peut très impartialement découvrir les tendances fondamentales de l'auteur et sous sa complaisance universelle sa ligne personnelle : c'est celle d'un sceptique, bien entendu, mais pas forcément d'un incroyant. Il y a plus qu'un acquiescement même sincère chez Montaigne ; une sorte de consentement spontané à l'ordre de la nature et à celui de la foi, par-delà tout raisonnement » (Jean Grenier).

« In her preface Mlle de Gournay states : nous auons pris la peine de corriger la plus part des erreurs auec la plume, & recueillir en un Errata bien exact le reste de celles qui peuvent importer »

Printed textInk-correction

12è ff. (line 8) mespriseray mesprisay

A6r (p 11 line 24) le punit les punit

BIv (p 14 line 22) soy elle

B3v (p 18 line 14) forte haute

B4v (p 20 line 22) & ià bondissante & bondissante

E6v (p 6o line 30) peut pet

F4r (p 67 line 31) plus pas

G4v (p 8o line 15) le recharge la recharge

G5v (p 82 line 26) presenter representer

H2v (p 88 sidenote) in Cicerone 1 7. Cicero I 7.

H3r (p 89 line I) la malade le malade

12v (p 100 line 24) collum callum

I3r (p 101 line 15) rauissement rauisement

K4v (p 116 line 33) parenté: parenté,

L2v (p 124 line 7) au tour: au tour,

L3v (p 126 line 13) le vede la vede

L5v (p 130 line 39) imaginables inimaginables

N2r (p 147 line 3) haut. haut etage.

QIv (p 182 line 30) craindre, craindre ».

(Sayce and Maskell, p. 119)

Précieux exemplaire, de la plus grande rareté conserve dans son superbe maroquin rouge du sud de la France strictement d’époque.