Pensées
Les Pensées de Pascal : rare édition du siècle des Lumières.
Bel et précieux exemplaire conservé dans sa reliure en maroquin armorié de l’époque.
In-12 de CXX et 453 pp., (3) pp.
Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armoiries frappées or et mosaiquées de maroquin vert au centre, dos à nerfs orné de fleurons et filets dorés, filet or sur les coupes, gardes bleues, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.
166 x 98 mm.
Pascal, Blaise. Pensées de M. Pascal sur la religion, & sur quelques autres sujets. Nouvelle édition Augmentée de plusieurs Pensées, de sa Vie, & de quelques Discours.
Paris, Guillaume Desprez et Guillaume Cavelier, 1748.
Précieuse et rare édition des Pensées de Pascal, du siècle des Lumières, inconnue d’Albert Maireet de Brunet.
Elle présente La Vie de Pascal écrite par Madame Périer sa sœur, le texte des Pensées, le Discours sur les Pensées de Pascal, le Discours sur lespreuves des livres de Moise et le Discoursoù l’on fait voir qu’il y a des démonstrationsd’une autre espèce et aussi certaines que celle de la géométrie.
« Les « Pensées » occupent une place unique parmi les ouvrages d’apologétique à cause de leur profondeur philosophique et religieuse et de la puissance de leur style. Leur intérêt tient aussi à la forme exceptionnelle sous laquelle elles nous sont parvenues. Demeurées inachevées, elles se composent d’environ un millier de fragments, dont l’édition posthume de 1669 n’a retenu que les plus accessibles, les soumettant à des retouches et les classant dans un ordre arbitraire. Les papiers originaux, autographes pour la plupart, ont cependant été conservés, collés en désordre sur un album : manuscrit universellement célèbre de la Bibliothèque Nationale. C’est ce document qui depuis 1842 a servi de source aux éditions modernes qui se veulent exactes et complètes » (Jean Mesnard, En français dans le texte, n°96).
Au XVIIIème siècle, les Pensées de Pascal vont alimenter de nombreuses études, critiques et disputes philosophiques.
Voltaire, dans ses Remarques sur les Pensées de Pascal répond au penseur.
« Le grand anti-pascalisant, c’est Voltaire, de sa première attaque de Pascal dans le Mercure de France, en septembre 1732, jusqu’à ses notes à l’édition des Pensées publiée par Condorcet en 1778 » (P. Lonning).
Voltaire s’oppose à l’ « enthousiasme fanatique » de Pascal et, contre l’obscurité de la foi, défend les « lumières » de la philosophie.
« En dépit de cette réfutation de Pascal, que d’échos pascaliens ne perçoit-on pas dans certains jugements sur la condition humaine ! M. Pomeau l’a montré à propos de Voltaire. Montesquieu, dans mes Pensées, retrouve non seulement les thèmes mais parfois l’accent pascalien. » (R. Mauzi).
Précieux et bel exemplaire, conservé dans sa reliure en maroquin armorié de l’époque.
