Histoires ou contes du temps passé

Perrault, Charles
Amsterdam, Jacques Desbordes, 1742
Prix : 6 500 €

La plus rare et curieuse édition ancienne des contes de Perrault, conservée dans sa fraîche et élégante reliure de l'époque, qualifiée de « rarissime » par Gumuchian. Elle manque à la B.n.F.

In-12 de (4) ff., 184 pp.
Veau brun granité, dos à nerfs orné de filets et motifs dorés, pièce de titre en maroquin rouge, coupes décorées, tranches dorées, angle inférieur gauche du frontispice restauré sans atteinte à la gravure. Reliure de l'époque.

142 x 81 mm.

Perrault, Charles. Histoires ou contes du temps passé avec des moralités ; par M. Perrault. Nouvelle édition augmentée d’une nouvelle, à la fin.
Suivant la copie de Paris. Amsterdam, Jacques Desbordes, 1742.

La plus rare et curieuse édition ancienne des contes de Perrault demeurée inconnue de Tchemerzine, Brunet, Deschamps, Cohen etc.
Osborne, p. 609.

Rarissime édition, inconnue de Brunet, et de M.-F. Storer.

Elle est ornée d’un frontispice portant l’inscription Contes de ma Mère Loye et de 8 vignettes gravées sur cuivre en-tête des huit contes : Le petit chaperon rouge ; Les fées ; La barbe bleue ; la Belle au bois dormant ; Le maître chat ou le chat botté ; Cendrillon ou la petite pantoufle de verre ; Riquet à la Houpe ; Le petit poucet  ; le neuvième conte, L’Adroite princesse, de Mlle l’Héritier, n’est pas illustré.
Cette illustration reprend celle de l’édition originale de 1697.

Les Contes de Perrault ne virent le jour qu’après ceux de Mlle l’Héritier. Ils avaient couru la ville en copies manuscrites lorsqu’un libraire de La Haye, Adrian Moetjens, les imprima en 1696 et 1697 dans son Recueil de pièces curieuses et nouvelles. Ce ne fut qu’en 1697 que Perrault les donna lui-même au public sous le nom de son jeune fils Perrault d’Armancourt (Rothschild II, 1732).
Ils étaient dédiés à la Grande Mademoiselle.

« De tout ce qu’a écrit Perrault, rien n’a plus contribué à le rendre célèbre qu’un tout petit livre auquel, probablement, il n’attachait lui-même que peu d’importance. L’idée lui vint de recueillir les contes que les enfants aiment tant à entendre de la bouche de leurs mères, de leurs nourrices, quand ils ont été sages. Il les publia en janvier 1697, sous le nom de son fils Perrault d’Armancourt ».
(Le Grand Dictionnaire universel du XIXè siècle).

« Le succès du livre est immédiat. Adopté par la littérature de colportage, il est considéré dans le Cabinet des Fées (1781) comme le créateur de la mode des contes » (Marc Soriano, En français dans le texte).

Le nombre de commentaires et études qui lui sont consacrés, le nombre de ses rééditions, illustrations ou adaptations cinématographiques variées témoignent d’un succès permanent et d’une immense audience internationale qui situe cet ouvrage parmi les grands textes de la littérature universelle.