Pastiches et Mélanges
« L’œuvre parvient à se faire entendre comme une voix unique incomparable. Proust, le plus grand romancier de son temps, pourrait aussi bien en être considéré comme le plus grand critique ».
Édition originale.
Bel exemplaire sur grand papier, aux couvertures et dos conservés, dans son élégante reliure de Maylander.
In-4 maroquin rouge à coins, filet doré, dos à nerfs orné, couverture et dos conservés. Maylander.
210 x 163 mm.
Proust, Marcel. Pastiches et Mélanges.
Paris, Gallimard, Nrf, 1919.
Édition originale.
Un des 70 exemplaires numérotés sur Lafuma de Voiron et réimposés dans le format in-4 tellière, seuls grands papiers.
Il porte le n°17.
Dans Pastiches, « L'Affaire Lemoine » narre les péripéties d'une affaire qui défraie la chronique : Marcel Proust expose avec amusement la manière dont un ingénieur, fabriquant de faux diamants, est parvenu à escroquer le président de la plus importante compagnie diamantaire mondiale, la De Beers.
Dans « Mélanges », Proust exprime l'admiration qu'il éprouve pour l'écrivain John Ruskin en exaltant les richesses du style gothique (« En mémoire des églises assassinées, John Ruskin »). « Journées de lecture » manifeste une opinion différente de l'esthète anglais quant à sa conception de la lecture : Proust démontre que cette activité mène à une recherche sur soi-même. « La Mort des cathédrales » montre l'auteur préoccupé des dégradations du patrimoine artistique après la séparation de l'Église et de l'État. « Sentiments filiaux d'un parricide » donne à Proust l'occasion d'étudier le témoignage d'un assassin schizophrène.
« Proust a écrit de nombreux et brillants articles sur Goethe, Jules Renard, George Eliot, Chateaubriand. Certains recueillis dans Pastiches et Mélanges permettent autour de l’affaire Lemoine – une affaire policière de fiction traitée à la manière de Balzac, de Flaubert, de Sainte-Beuve, de Saint-Simon, des Goncourt, de Regnier, de Faguet et de Renan -, d’apprécier la façon dont Proust exorcise par l’imitation (le « pastiche ») ses fascinations littéraires. Par cette saine thérapie le romancier avoue qu’il est un ancien critique qui sait se renoncer. Ainsi l’œuvre parvient à se faire entendre comme une voix unique incomparable. Par toutes ces approches, Proust, le plus grand romancier de son temps, pourrait aussi bien en être considéré comme le plus grand critique » (Bernard Raffalli).
Bel exemplaire, sur grand papier, aux couvertures et dos conservés, dans une élégante reliure de Maylander.
Bibliothèque H. Heilbronn avec ex-libris ; Château de Tournay.



