Sésame et les Lys.

Proust, Marcel. Ruskin, John.

« Sésame et les lys est à bien des égards le sésame de La Recherche » (Antoine Compagnon).
Edition originale de la traduction et de la préface de Marcel Proust.
Exemplaire enrichi d’un bel envoi de Marcel Proust au comte Jacques de Briey dont la mère inspira en partie Mme Verdurin.

In-12 de 224 pp., (1) f., (8) pp. de catalogue.

Broché, couverture imprimée, étui-boîte en papier marbré.

183 X 116 mm.

[Proust, Marcel] Ruskin, John. Sésame et Les Lys. Traduction, notes et préface par Marcel Proust.

Paris, Société du Mercure de France, 1906.

Edition originale du « Sésame de La Recherche ».

Exemplaire enrichi de ce bel envoi autographe de Marcel Proust : « Au Comte Jacques de Briey, avec ma rare estime pour son talent délicieux et fort, et ma profonde sympathie pour sa personne, Marcel Proust ».

Dans sa préface, Sur la lecture, Proust évoque tout d'abord ses souvenirs d'enfance liés à ses lectures avant de se faire plus critique et de se démarquer de Ruskin, élaborant au long de sa réflexion sa conception de l'écriture.

« Il y a Proust, Proust dont Ruskin « fut le prophète », pour reprendre la formule saisissante du professeur Henri Lemaitre. Les thèmes développés dans A la recherche du temps perdu sont annoncés dans l’œuvre de l’écrivain anglais. La découverte du penseur britannique s’apparente pour Marcel Proust à une véritable révélation.

Nombreuses sont les pages de ce livre qui sont franchement poétiques. Sésame et les Lys est peut-être l’œuvre la plus populaire de Ruskin.

« Ce que Proust doit de plus significatif à Ruskin paraît plutôt se trouver dans un procédé de style que Proust observa en 1905 et qu’ils ‘appropria lorsqu’il se mit à composer Swann. C’est là une contribution dont il est difficile d’exagérer l’importance, puisqu’elle rendit possible la transformation d’un roman informe en une œuvre qui a renouvelé notre conception du roman » (Philip Kolb).

Je vous le répète, les personnages sont entièrement inventés et il n'y a aucune clef. Ainsi personne n'a moins de rapports avec Madame Verdurin que Madame de Briey. Et pourtant cette dernière rit de la même façon. La mère du comte Jacques de Briey aurait inspiré en partie le personnage de Madame Verdurin.

Très bel exemplaire conservé broché, tel que paru.

Provenance : famille Gontaut-Biron.

Vendu