La Théologie naturelle.
Très rare seconde édition de la Théologie Naturelle de Raymond Sebond, la première œuvre de Montaigne qui « devait aboutir aux Essais ».
Précieux exemplaire conservé dans sa reliure en vélin du temps.
In-12 de (2) ff., 496 ff. (mal chif. 469), (29) ff.
Vélin de l’époque, titre calligraphié au dos. Reliure de l’époque.
153 X 102 mm.
Sebond, Raymond de. La Theologie Naturelle de Raymond Sebon, traduicte nouvellement en françois par messire Michel, Seigneur de Montaigne, Chevalier de l’ordre du Roy, & Gentil-homme ordinaire de sa chambre.
Paris, Gilles Corbin, 1581.
Très rare seconde édition de La Théologie naturelle, la première œuvre de Montaigne qui « devait aboutir aux Essais ».
Adams, M-40 ; Tchemerzine, IV, 914 ; Bibliotheca Desaniana, 10.
« Cette nouvelle impression de La Théologie naturelle présente une version révisée du texte de 1569. En route vers l’Allemagne, la Suisse et l’Italie, Montaigne profita certainement de sin passage à Paris pour déposer chez Gilles Gourbin (le libraire marchand qui obtint le privilège pour l’impression de 1569) un exemplaire corrigé de sa traduction de 1569. Le sonnet de François d’Amboise est ici supprimé (…) Le nom de Montaigne apparaît désormais sur la page de titre avec tous ses titres et qualités : « messire Michel, Seigneur de Montaigne, Chevalier de l’ordre du Roy, & Gentil-homme ordinaire de sa chambre »
La Théologie naturelle revêt une importance bibliophilique particulière car c’est la première publication de Montaigne, donnée d’après le conseil de son père et dédiée à ce dernier.
Michel de Montaigne traduira en français cette œuvre d’importance en 1569 avant de consacrer à R. Sebond une Apologie célèbre dans ses Essais.
« Cette œuvre fait preuve d’un naturalisme chrétien fort audacieux, faisant appel au bon sens et surtout au sens intérieur, à l’introspection que propose Sebond, et c’est cela qui a séduit Montaigne.
Sebond donna à Montaigne une clef, celle qui devait lui ouvrir les horizons tout intérieurs des Essais ; il n’est que justice que ce soit lui qui l’ait fait passer à la postérité. Mais les thèses de Raymond Sebond ne sont pas nées spontanément en lui ; elles-mêmes sont issues de ce vaste courant naturaliste qui passe par Ramon Lulle et saint Bonaventure ».
Montaigne traduisit le Prologue en le modifiant pour que son orthodoxie ne soit plus attaquable, dans son Apologie.
Tchemerzine cite un exemplaire relié en vélin ancien : l’exemplaire « De Backer, en vélin orné orig. 8500 frs. ».
L’exemplaire cité par Philippe Desan était relié en basane du XIXe.
Précieux exemplaire, conservé dans sa reliure en vélin du temps.



