Les dix premiers livres de l'Iliade d'Homère
Le superbe exemplaire « Fairfax Murray » de « l’un des plus beaux livres français du XVIe siècle du point de vue de la typographie ».
Les bibliographes sont unanimes à souligner la beauté typographique et iconographique de ce livre.
In-folio de CCCL-(1f.) / a-z6, A-E6, F-G4, maroquin janséniste rouge vif, dos à 5 nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrures. Chambolle-Duru.
285 x 195 mm.
Salel (1504-1553). Homère. Les Dix premiers livres de l'Iliade d'Homère, prince des poètes : Traduictz en vers François par M. Hugues Salel, de la chambre du Roy, & Abbé de S. Cheron.
Paris, au palais en la Gallerie, près la Chancellerie, en la boutique de Vincent Sertenas, 1545.
Édition originale des dix premiers livres de l’Iliade d’Homère traduits par Hugues Sales considérée comme « un des plus beaux livres français du XVIe siècle du point de vue de la typographie ».
Hugues Salel (1504-1553) n'a traduit que les douze premiers livres de l'Iliade.
Cette très belle édition a été imprimée par Johan Loys dont la très belle marque figure au dernier feuillet. Elle est ornée sur le titre d'un grand bois gravé représentant un jardin au milieu duquel se dresse la fontaine des poètes. De la bouche d'Homère, juché en haut de la fontaine, jaillit de l'eau à laquelle viennent s'abreuver sept poètes. Le reste de l'ouvrage est illustré de 10 grands bois, un pour chaque livre, qui représentent des scènes de l’Iliade : un grand bois pour le livre I et neuf autres plus petits, chacun placé dans un encadrement répété formé de bois juxtaposés dans lequel on trouve les armes royales et un petit blason, probablement les armes d'Hugues Salel.
Ces bois très fins sont dans le genre de Geoffroy Tory mais ils ne présentent aucune signature.
Enfin, l'ouvrage comporte 12 grandes lettrines à motifs foliacés et à fond criblé.
« Un certain talent pour la poésie le mit en faveur auprès de François Ier qui le combla de biens et le nomma son valet de chambre puis son maître d’hôtel. Ce » fut pour le récompenser de sa traduction des premiers livres de l’Iliade que ce prince lui donna en 1540 l’abbaye de Saint-Chéron. Salel en fut le premier abbé commendataire. Après la mort de son bienfaiteur (1547), il quitta la cour et renonça probablement à la vie mondaine qu'il avait menée jusqu'alors pour aller passer à Saint-Chéron le reste de sa vie dans le repos. Il vivait encore à la fin de mars 1553, ainsi qu’on le voit par une lettre d'Olivier de Magny, qui lui donne les qualités de « conseiller et aumosnier ordinaire de la royne. » Ses poésies sont en petit nombre, et sont louées par les poètes de son temps, comme Mellin de Saint-Gelais, Olivier de Magny, Pierre Paschal, Jodelle. Presque toutes roulent sur l'amour, et sont remplies d'expressions libres et savoureuses. »
Les bibliographes sont unanimes à souligner la beauté typographique et iconographique de ce livre.
« The Privilège of François I. for 10 years is dated 18 Jan. 1544 (? o.s.) and signed De l'Aubespine. This is in italic letter and occupies the leaf following title. Then follows "Epistre | de Dame Poesie, au | treschrestien Roy François . ." occupying pp. V-XVTII. The Iliad follows, ending on p. CCCL : then a leaf with, "Aux Lecteurs' and "Les faultes" on recto and large device of printer on verso » (Fairfax‑Murray).
Superbe exemplaire Fairfax-Murray (n° 250), très grand de marges.



