Les Don Juan de village

Sand, George et Maurice
Prix : 4 500 €

Rare édition originale de cette belle comédie écrite par George Sand et son fils Maurice.
Bel exemplaire conservé dans sa brochure de l’époque, tel que paru.

In-8 de (2) ff., 102 et 36 pp.

Brochure rose. Brochure de l’éditeur, tel que paru.

187 x 127 mm.

Sand, George et Maurice. Les Don Juan de village, comédie en trois actes et en prose.

Paris, Michel Lévy frères, 1866.

Rare édition originale.

Vicaire, 331 ; Clouzot, 248.

« Sand a expérimenté tous les genres et toutes les formes dramatiques possibles ou impossibles au XIXè siècle » (Olivier Bara).

Ce vaudeville initialement intitulé Jean le Saccageur relate le complot ourdit par de mauvais garçons envers une jeune fille vertueuse, afin de la séduire. Il se rapporte à une pratique privée de George Sand, le « théâtre des marionnettes », régit par Maurice Sand, mais fondé sur les scénarios écrits, seule ou en collaboration avec son fils, « Maurice est d'une gaîté et d'une invention intarissables. Il a fait de son théâtre de marionnettes une merveille de décors, d'effets, de trucs, et les pièces qu'on joue dans cette ravissante boite sont inouïes de fantastique » (George Sand à Flaubert, 1867).

George Sand a toujours eu la passion du théâtre ; jeune, elle avait animé la troupe de théâtre amateur de son couvent, et ne manquait pas non plus d'assister aux représentations du théâtre de La Châtre. Plus tard, son amour du théâtre lui fit écrire de nombreuses pièces pour des théâtres parisiens qui la firent vivre et lui permirent d'entretenir et améliorer son domaine de Nohant. Les improvisations théâtrales jouées le soir au salon par des acteurs improvisés ont vite laissé place aux acteurs de bois et de tissu : les marionnettes réalisées par son fils Maurice. Celui-ci possédait de nombreux talents qu'il exploita : sculpture, peinture, botanique, entomologie (étude des insectes), géologie, pratique du théâtre et écriture.

« Le talent d’écrivain de George Sand fut l’un des plus spontanés de notre littérature. Elle a occupé une place très considérable dans la littérature du XIXème siècle. Elle a renouvelé l’idylle, elle a transformé le roman. A égale distance du roman d’aventures et du roman purement réaliste, elle a eu un genre moyen où il entre du romanesque, où il reste de la vérité, où une poésie douce et une sensibilité délicate trouvent leur place, et qui pourrait bien être le vrai roman français. Tourgueniev, George Eliot, Dostoïevski l’ont passionnément admirée » (Carteret).

BEL EXEMPLAIRE, PUR ET SANS ROUSSEUR, CONSERVE DANS SA BROCHURE DE LEPOQUE, TEL QUE PARU.