Histoire de la peinture en Italie

Stendhal

Edition originale du « Traité du Beau » de Stendhal cet « ouvrage rare et important » (Carteret).

L’un des rares exemplaires répertoriés conservé dans sa superbe reliure de l’époque signée du grand maître relieur Ottoman.

2 volumes in-8, demi-veau blond, dos à nerfs orné de filets dorés et à froid, pièces de titre et de tomaison vert foncé, tranches marbrées. Reliure de l’époque signée Ottman, vers 1837.

204 X 131 mm.

Edition originale de « cet ouvrage rare et important » (Carteret).

Carteret, II, 344 ; Vicaire, I, 451-452 ; Clouzot, 256 ; Cordier, 31-40 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 646 ; A. Paupe, Histoire des œuvres de Stendhal, pp.20-21.

C’est dans cet ouvrage que la célèbre épigraphe du second volume « to the happy few » apparaît pour la première fois.

C’est en 1811 lors de son second séjour en Italie que Stendhal conçoit cette œuvre.

Il se met à étudier systématiquement la peinture qu’il ne connaissait pas, sachant « qu’en étudiant les Beaux-Arts on apprend à les sentir ».

Il s’installe à Milan dont le charme l’avait conquis en 1800.

« Sa patrie d’élection fut L’Italie où il séjourna de nombreuses années et qu’il chérissait au point de rédiger ainsi son inscription tombale : « Arrigo Beyle, Milanese » » (Carteret).

Après avoir abordé l’école de Florence et s’être étendu longuement sur Léonard, Stendhal livre sa théorie du « Beau idéal ».

« L’Histoire de la peinture » demeure une œuvre fort originale car Stendhal y a répandu à profusion des notes, des anecdotes et des souvenirs de manière si inattendue que l’effet en est nouveau et surprenant.

Ses considérations sur la personnalité de l’artiste, sur le rôle du milieu et des éléments physiques, comme le climat et la race, dans la conception de l’art, annoncent déjà la critique de la fin du XIXe siècle.

Magnifique exemplaire, sans rousseur, l’un des rarissimes répertoriés revêtu d’une superbe reliure d’époque romantique signée du grand maîtreOttman-Duplanil né à Strasbourg en 1806. Ottman prend la suite de son beau-père mort en 1837. Il exercera jusqu’en 1855.

Il signe le plus souvent Ottman-Duplanil mais la signature Ottman se rencontre aussi. Comme son beau-père il expose ses meilleures réalisations. Béraldi le qualifie de « chercheur d’idées de son époque ».

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