Vie de Henri Brulard

Stendhal

« Je vais avoir cinquante ans, il serait bien temps de me connaître. Qu’ai-je été ? que suis-je ? En vérité, je serais bien embarrassé de le dire » (Stendhal).
Édition originale de la Vie de Henri Brulard de Stendhal.
Bel exemplaire conservé broché, tel que paru.

In-12 de xiv et 327 pp., (3) fac-similés hors-texte.

Exemplaire broché, tel que paru.

185 x 116 mm.

Stendhal [Henry Beyle dit]. Vie de Henri Brulard, autobiographie, publiée par Casimir Stryienski.

Paris, G. Charpentier et Cie, 1890.

Edition originale dont il n’a pas été tiré de grand papier.

Clouzot, 258 ; Carteret, II, 362 ; Vicaire I, 461 ; Cordier, 238.

« Je vais avoir cinquante ans, il serait bien temps de me connaître. Qu'ai-je été ? que suis-je ? En vérité, je serais bien embarrassé de le dire ». Le ton est celui de Montaigne ou du Rousseau des Confessions.

Stendhal a rédigé une importante œuvre autobiographique, recourant à toutes les formes de l’écriture de soi. En 1832, il commence à travailler sur ses Souvenirs d’égotisme, où il revient sur les années de vie mondaine qu’il a passées à Paris sous la Restauration. L’œuvre reste inachevée.

Un soir à Rome, Stendhal, alors âgé de cinquante-deux ans, décide d’écrire son autobiographie afin de savoir ce qu’il a été. Ainsi naît la Vie de Henry Brulard, ou plutôt celle d’Henry Beyle, l’enfant Stendhal.

Le souvenir de son enfance malheureuse, constamment interrompu par des remarques inscrites dans le présent d’écriture, fait de cette œuvre une véritable plongée dans les profondeurs du moi et dans le tourbillon de la mémoire de l’écrivain.

Il évoque son enfance à Grenoble, décrit sa haine pour son père, son amour pour une mère très tôt disparue ; le récit s’arrête lorsque le héros - nommé Brulard et non pas Beyle, par un jeu de pseudonymie habituel chez l’écrivain qui signe Stendhal - arrive en 1800 à Milan, sous-lieutenant dans l’armée napoléonienne.

L’œuvre, rédigée en 1835-1836, ne fut éditée qu’en 1890 par Casimir Stryienski d’après les manuscrits de l’écrivain.

« La Vie de Henry Brulard, entreprise en 1835 puis abandonnée et laissée à l'état de manuscrit inachevé, trouve son origine dans le même désir de raconter sa vie qu'attestaient ses Souvenirs d'égotisme (…) mais c'est également un roman puisque celui qui s'appelle Henri Beyle et s'est choisi Stendhal pour pseudonyme décide de se raconter sous un nom encore différent. L'auteur, ainsi, bouscule la tradition des mémoires : il se refuse d'ailleurs à reconstruire sa vie pour éviter de lui donner la cohérence d'un destin, et privilégie le naturel d'une écriture dénuée d'emphase. Stendhal, par cette spontanéité, veut avant tout demeurer fidèle à lui-même, et se livre au plaisir dilettante d'une création littéraire qui est un bonheur que l'on s'offre, avant de l'offrir au lecteur » (Michel Zink).

« On trouvera d’un bout à l’autre du Brulard cette palpitation d’un cœur passionnée et qui ne veut pas se montrer » (Paul Bourget).

Bel exemplaire conserve broche tel que paru.

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