Les Bigarrures et Touches du Seigneur des Accords

Tabourot, Estienne
Rouen, 1616-1621.
Prix : 6 500 €

L’une des toutes premières éditions collectives citées par Brunet de ce « recueil curieux » (Brunet) regroupant les œuvres de Tabourot, le « Rabelais de la Bourgogne ».

Exemplaire conservé dans son vélin de l’époque.

De la bibliothèque Henri Bonasse.

5 parties en 1 volume in-12 de (12) ff., 181 ff., (1) f. bl., 54 ff., 64 ff., 60 ff., 59 ff., (1) f.
Vélin de l’époque, titre manuscrit au dos. Reliure de l’époque.

144 x 80 mm.

Tabourot, Estienne. Les Bigarrures et Touches du seigneur des Accords. Avec les apophtegmes du sieur Gaulard, et les Escraignes dijonnoises. Derniere edition. Reveue & de beaucoup augmentee.
Rouen, David Geuffroy, 1621.

Suivi de :

Le Quatriesme des Bigarrures du seigneur des Accords.
Rouen, David Geoffroy, 1620.

Suivi de :

Les Touches du seigneur des Accords.
Rouen, David Geuffroy, 1621.

Suivi de :

Les escraignes dijonnoises. Recueillies par le sieur des Accords.
Rouen, David Geoffroy, 1616.

Suivi de :

Les Contes facécieux du sieur Gaulard gentilhomme de la Franche-Comté Bourguignotte.
Rouen, David Geoffroy, 1620.

L’une des toutes premières éditions collectives citées par Brunet de ce « recueil curieux » (Brunet).

Réunissant les Bigarrures, les Contes facecieux de Gaulard, les Escraignes et les Touches, de Tabourot, cette édition est ornée du portrait de l’auteur répété à deux reprises, du portrait de Gaulard, de médaillons, de dessins et de musique notée, le tout gravé sur bois dans le texte.
La première édition collective des Œuvres de Tabourot parut en 1603.
Tchemerzine, V, 835 ; Brunet, V-629 ; Gay-Lemonnyer, I-397; Catalogue duc de La Vallière, I, n°3532.

« Tout cela est écrit en prose, entremêlée de vers et égayée çà et là par quelques gaillardises, ce dont Tabourot s'excuse par la nécessité de faire lire son livre, qui, sans cet attrait, dit-il, « resterait confondu avec la multitude des livres qui abâtardissent l'esprit » » (Gay, I, 397-399).

« Ce recueil eut un grand succès et malgré les obscénités qu'il renferme, il forme aujourd'hui un guide des plus précieux pour l'étude de notre ancienne poésie, l'auteur y donnant de nombreux renseignements sur les rébus, les anagrammes, les échos, les équivoques et sur toutes les formes de vers alors en usage » (Catalogue H. de Backer, no 446).

« Manuel de quolibets, de coq-à-l’âne, de pointes, de mauvaises plaisanteries, en un mot » (Gay-Lemonnyer), les Bigarrures traitent de l’invention et de l’utilité des lettres, rébus de Picardie, équivoques, calembours, anagrammes, épitaphes...

La seconde partie des Bigarrures est plus sérieuse : elle contient quelques traits utiles pour l’instruction des enfants. Les contes facétieux ont longtemps été très goûtés. Les Escraignes constituent un précieux témoignage sur l’esprit bourguignon à la fin du XVIe siècle.

Etienne Tabourot (1549-1590) passa sa vie à écrire et à prendre part aux luttes politiques dans le parti de la Ligue dont il fut un des membres les plus actifs.
Il resta pour ses contemporains et les siècles suivants la personnification de la Renaissance bourguignonne, le grand maître du rire, le Rabelais de la Bourgogne.

« Curieux, touche-à-tout, érudit et plaisant, Etienne Tabourot est le type achevé du Dijonnais au temps de la Ligue. On comprend sans peine la popularité relative dont il jouit encore aujourd’hui » (Dictionnaire des Lettres françaises).

« Swift et Sterne ont fait au Seigneur des Accords bien des emprunts dont ils n’ont nullement laissé entrevoir l’origine » (L. G. Michaud).

« Un recueil de cette édition conservé dans son vélin d’époque s’est vendu 100 francs en avril 1859 » (Brunet).

Exemplaire conservé dans sa reliure en vélin de l’époque.

Provenance : ex-libris manuscrit sur la page de titre ; bibliothèque Henri Bonasse, avec ex-libris.

Rarissime édition : Nos recherches au sein des Institutions publiques Internationales ne nous ont permis de localiser que 3 exemplaires : Universitat Leipzig, Universitat Zu Berlin, en Allemagne et Bnf.