Doktor Faustus
First edition of one of the greatest novels of the 20th century and Thomas Mann’s last great work.
An attractive and pure copy kept in its publisher’s cloth in its dust jacket, as issued.
In-8 de 773 pp. Toile marron de l’éditeur, titre doré au dos, jaquette conservée.
191 x 113 mm.
Mann, Thomas. Doktor Faustus. Das Leben des deutschen Tonsetzers Adrian Leverkühn, erzahlt von einem freunde.
Stockholm, Bermann-Fischer verlag, 1947.
Édition originale du dernier chef-d’œuvre de Thomas Mann.
Wilpert/Gühring, 100 ; Bürgin I, 76, A.
First edition of one of the greatest novels of the 20th century and Thomas Mann’s last great work.
With this novel Thomas Mann puts a new take on the Faust legend by relating it to the German National Socialism.
The first edition is mentioned in Printing and the Mind of Man: “Byron's "Manfred" (1817) is the first of a long list of 'Faustian' plays, novels and musical compositions of which there may be mentioned Thomas Mann's novel (1948)” (PMM, 298).
The work was printed in Berlin later the same year, but the Stockholm-edition is the true first.
« Ce récit de Thomas Mann, publié en 1947, où l’on a voulu voir son « testament littéraire », est la vie du compositeur allemand Adrian Leverkühn, racontée par un de ses amis. Mann a perfectionné la technique du roman en superposant trois plans : histoire d’un musicien de génie atteint de syphilis ; symbole de la destinée de l’Allemagne (la maladie c’est l’hitlérisme) ; tableau de la vie à Munich à la veille de la Seconde Guerre mondiale : récit fait, après la mort de Leverkühn par son ami Zeitblom qui écrit sous les bombardements et fait ainsi voir, en mêlant à ces mémoires des réflexions de 1944, le lien de la faute et du châtiment. On voit la complexité de l’œuvre. Leverkühn s’appelle Faustus car il a fait, ou croit avoir fait, un pacte avec le diable qui lui donne le génie pour quelques années, en échange de la santé.
C’est le Faust de la légende populaire qui sert ici de modèle. Le dialogue avec le diable forme un long chapitre au centre même du récit et rappelle Dostoïevski. Leverkühn emprunte beaucoup de ses traits à Nietzsche. Leverkühn est aussi le peuple allemand et le problème génie-maladie devient à la fois le problème art-décadence, le procès d’une culture, la chronique de la in d’un monde. A côté et derrière Leverkühn et Zeitblom, les deux figures principales, il y a dans le récit un tableau très riche, une peinture de la vie en Allemagne et spécialement à Munich où l’on retrouve toutes les qualités du psychologue et de l’observateur. Ce roman entremêle les thèmes philosophiques, l’histoire, la politique et l’esthétique et l’on mesure jusqu’à quel point il est tour à tour un acte d’accusation et un plaidoyer.
Mann a écrit qu’il avait ressenti douloureusement « sur lui-même » la tragédie de Leverkühn. C’est sans contredit une œuvre considérable et troublante que les commentateurs n’ont pas fini d’analyser » (Dictionnaire des Œuvres).
An attractive and pure copy kept in its publisher’s cloth in its dust jacket, as issued.
